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Louis Garrel en JLG et Guillaume Schiffman, chef opérateur attitré de Michel Hazanavicius.

Louis Garrel en JLG et Guillaume Schiffman, chef opérateur attitré de Michel Hazanavicius.

 

Méconnaissable, le comédien interprète le cinéaste de la Nouvelle Vague emporté dans le tourbillon de Mai-68 dans le prochain film de Michel Hazanavicius, « le Redoutable », sur les écrans au printemps 2017. Interview.

Qu’avez-vous pensé lorsque Michel Hazanavicius vous a proposé le rôle de Godard ?

Impossible, incongru, infaisable. Il m’a contacté lorsqu’il commençait à écrire. Puis il m’a fait lire le scénario, que j’ai adoré. Je lui ai quand même demandé de réfléchir. Et je ne lui ai jamais dit oui. Tout à l’heure encore, sur le plateau, il m’a demandé : « Alors, c’est oui ? » Je m’en voulais presque d’avoir envie de le faire.

En soi, cela m’intéressait. Je n’avais pas lu Anne Wiazemsky, je connaissais mal cette période de la vie de Godard, son travail avec Jean-Pierre Gorin : « le Vent d’est », « Pravda ». Et bien sûr il y avait le rôle, même si je ne savais pas du tout comment le jouer. Godard est passionnant parce qu’il est dogmatique et que, le lendemain, il va contredire tout ce qu’il a affirmé la veille. Politiquement, il a pu se tromper. Mais « la Chinoise », par exemple, dépasse le simple éloge du maoïsme.

Godard a aussi une dimension clownesque. Il peut être marrant, très potache, amateur de jeux de mots enfantins. Il est aussi drôle comme pouvait l’être Buster Keaton, parce que sa réalité à lui parfois ne correspond pas à celle des autres. Or en 1968 il est contre tout. De ce choc naît le comique.

Dans « les Deux Amis », votre première réalisation, il y a une scène où vous ironisiez déjà sur Mai-68.

C’est le troisième film où je joue qui se passe en Mai-68 ! J’avais tenté d’exorciser ça dans « les Deux Amis » et, paf, ça me retombe dessus. Les idéologies vieillissent, la meilleure façon d’en parler, c’est sur le mode humoristique.

Comment avez-vous « trouvé » le personnage ?

J’ai pensé à Philippe Caubère jouant Ariane Mnouchkine. Cette manière burlesque et un peu exagérée d’interpréter une personne existante. Caubère campait une Mnouchkine drôle, sympathique, touchante, amoureuse de son métier. Jamais il ne l’insultait et pourtant il la montrait sans complaisance. Une phrase de Lubitsch m’a beaucoup parlé : « L’homme le plus digne du monde est ridicule au moins deux fois par jour. »

« Le Redoutable » traite de façon épique les petits faits d’un grand artiste sur une courte période. C’est un exercice d’admiration vivable. Il a, je l’espère, quelque chose de la comédie italienne. On balance sans cesse entre premier et second degré. Sur le tournage, on soigne ce décalage cher à Michel tout en veillant à respecter l’histoire d’amour et l’artiste qu’est Godard.

Physiquement, en quoi consiste votre transformation ?

Elle est surtout capillaire. Un mélange de mes vrais cheveux et de faux. J’étais très réticent. Le théâtral me fait peur. Je disais à Michel : « Déréalisons la chose. » Lui s’inspire beaucoup de ses dessins. Il m’a montré comment il croquait Godard en trois traits. Je me suis soumis à son style.

Vous imitez très bien Godard : l’accent suisse, le cheveu sur la langue, les chuintements. Comment doser ces effets sans tomber dans la caricature ?

C’est la première fois que je joue masqué à ce point. Mais sous le masque, il faut être vrai. Et ça ne veut pas dire réaliste ou naturaliste. J’accentue surtout les choses lors des apparitions publiques du personnage : les manifestations, les discours dans les amphis. Là, on joue avec son image médiatique, on la détourne, on s’amuse avec ses aphorismes et ses phrases péremptoires.

Lorsque Hazanavicius vous a approché, vous lui avez répondu : « C’est comme si tu demandais à un catholique fervent de jouer Jésus. »

A 12 ans, j’avais vu « Hélas pour moi ». Son cinéma ne me fait pas peur, parce que je suis parti de ses films difficiles via mon paternel. Pour moi, Godard a toujours été un cinéaste et un intellectuel. Il a un côté Treplev. Le type qui prend la machine et qui l’ouvre sans cesse. J’adore toutes ses années 1980. Parmi ses derniers films, j’aime beaucoup « Film socialisme » et « Eloge de l’amour ». « Adieu au langage », je n’ai pas assez bien compris.

Parlez-vous le Godard ?

Votre père, Philippe Garrel, fils spirituel du réalisateur du « Mépris », vous a-t-il donné des conseils ?

Non. Mais je me suis demandé si le fait que je joue Godard allait faire souffrir des gens. J’ai sondé qui je pouvais. Ça ne coinçait que du côté des quadras et quinquas devenus cinéphiles avec Godard. Un film sur lui ne pourra jamais nuire à son œuvre.

Vous l’avez rencontré ?

Non. Un jour, je devais avoir 16 ans, j’ai entendu quelqu’un commander un café dans un bar. Je me suis retourné, c’était lui. Je ne lui ai pas parlé.

Propos recueillis par Nicolas Schaller

Source: Nouvel Obs

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Malgré ses fréquents dérapages verbaux, BB reste une icône nationale. Comment l’expliquez-vous ?

Malgré les 5 condamnations pour incitation à la haine envers la communauté musulmane, Brigitte Bardot reste une icône, célébrée dans une exposition au début de l’année. Plébiscitée par bon nombre de marques, son image fait toujours vendre….et rêver? Explications en 5 points.

Elle a marqué l’histoire du cinéma

Même si elle préférait faire la fête que tourner des films, Bardot a eu l’intelligence de s’entourer de réalisateurs de talents. Ils ont transformé son corps en étendard d’une petite révolution. En France, elle impose avec les débuts de la Nouvelle Vague de nouvelles normes ésthétiques et sexuelles à l’écran grâce à Vadim (Et Dieu créa la femme, en 1956), puis Godard (Le Mépris, en 1964). Deux cinéastes de talents qui lui permettent aussi d’être reconnue en tant qu’actrice et pas seulement comme objet sexuel. On ne se souviendrait surement pas d’elle sans eux.

Elle a su s’arrêter à temps

On ne l’a plus vue sur un écran de cinéma après 1973, la date à laquelle elle choisit d’arrêter de tourner. On garde donc comme souvenir ses fesses filmées par Godard, lorsqu’elle a 29 ans et qu’elle est au sommet de sa beauté. Son image est restée figée.

C’est une source d’inspiration intarissable

Ces codes esthétiques qui ne changent pas sont faciles à réutiliser. C’est du prêt-à-copier pour les marques.

Elle est l’une des rares actrices connues à l’étranger

Elle appartient à la trilogie Deneuve-Binoche-Bardot, le clan très fermé des représentantes incontestées de la Française à l’étranger. Un réalisateur hollywoodien veut tourner un film sur sa vie. Peut-être parce que là-bas, ses déclarations font moins de bruit.

Son combat pour la protection des animaux est populaire

En 1962, Brigitte lance son premier appel pour la protection des animaux dans l’émission 5 colonnes à la Une. En 1986, elle crée sa Fondation. Très médiatisés, ses combats ont écho positif auprès de l’opinion publique. Mais en réclamant l’étourdissement avant l’abattage des animaux par les musulmans lors de l’Aïd el-Kebir, Brigitte Bardot a souvent dérapé et a été condamnée à cinq reprises pour « incitation à la haine raciale ou à la discrimination ». La dernière a eu lieu en 2008. Elle écrivait dans Info-Journal, le magazine de sa fondation: « Il y en a marre d’être menés par le bout du nez par toute cette population qui nous détruit, détruit notre pays en imposant ses actes ».

Source: L’Express

Le réalisateur d’ A bout de souffle et chef de file de la Nouvelle Vague du cinéma français se verra décerner en novembre un Oscar d’honneur pour l’ensemble de son œuvre. Une reconnaissance d’Hollywood qui le consacre définitivement, si besoin est, comme un cinéaste incontournable.


A bout de souffle avec Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg, Pierrot le fou, avec le même Belmondo et Anna Karina, Le Mépris avec Brigitte Bardot et Michel Piccoli,Je vous salue Marie, autant de longs métrage qui font de Jean-Luc Godard (AFP)un des pères de la Nouvelle Vague, ce mouvement majeur du cinéma français. Quelques décennies plus tard, Hollywood rend  hommage à ce grand cinéaste âgé aujourd’hui de 79 ans, en lui attribuant un Oscar d’honneur pour l’ensemble de sa carrière.

L’Académie des Arts et Sciences du cinéma à Los Angeles qui organise la cérémonie des Oscars a déclaré que le cinéaste « a écrit et dirigé pendant 50 ans des films audacieux et parfois controversés, qui ont fait de lui l’un des maîtres de l’avant-garde de l’histoire du cinéma ». L’entrée de Jean-Luc Godard
au panthéon des oscarisés le consacre désormais en tant que figure francophone incontournable du Septième Art. Un bel hommage pour celui qui fut également critique aux Cahiers du cinéma et qui a côtoyé des réalisateurs tels que  François Truffaut, Jacques Rivette, Eric Rohmer, Claude Chabrol et d’autres.

« Devenir immortel et mourir. »
Cette consécration n’est sans doute pas pour déplaire au cinéaste qui a fait répondre au romancier Parvulseco, un des ses personnages dans A bout de souffle, interrogé sur sa plus grande ambition dans la vie par Patricia/ Jean Seberg :  » Devenir immortel…et puis mourir. « 

Depuis 2009, l’Académie a décidé de ne plus remettre les Oscars d’honneur lors de la cérémonie des Oscars (qui se déroulera le 27 février 2011), mais au cours d’un événement séparé, non télévisé et organisé avant, (le 13 novembre prochain) dans la grande salle de bal du Kodak Theater, à Hollywood. Connu pour éviter les évènements publics, les organisateurs eux même ignorent si Jean-Luc Godard assistera à sa remise d’Oscar.

Source: Le petit journal


SESC em parceria com a Aliança Francesa de Santos

apresentam

MOSTRA 1959 – O ANO MÁGICO DO CINEMA FRANCÊS


A Mostra de filmes pretende levar ao público filmes inaugurais da chamada Nouvelle Vague francesa. Os filmes lançados em 1959 (e 1960) são de grandes diretores franceses.


Acossado (À Bout de Souffle) 1959. França. 90 min.
Direção: Jean-Luc Godard.
De forma inovadora e iconoclasta, narra a fuga de um ladrão parisiense. O filme foi um divisor na história do cinema, propondo uma nova aproximação ao espectador, entre muitas outras inovações técnicas e conceituais. Não recomendado para menores de 12 anos. Grátis.
14/08, sábado, às 18h e 25/08, quarta, às 20h.

Hiroshima Meu Amor (Hiroshima Mon Amour)1959. França/Japão. 90 min. Direção: Alain Resnais.
Narra o encontro de uma atriz e um arquiteto japonês nos 1950. Com diálogos literários, fotografia realista e rompimento da linearidade narrativa, o filme é reconhecido pela crítica como o mais sofisticado e bem-acabado da Nouvelle Vague. Não recomendado para menores de 16 anos. Grátis.
18/08, quarta, às 20h e 25/08, quarta, às 16h.

Os Incompreendidos (Les Quatre Cents Coups)1959. França. 99 min.
Direção François Truffaut.
O filme é quase um documentário autobiográfico, com várias ações retiradas da própria vida do diretor. A narrativa é acerca de um dos assuntos mais caros à Nouvelle Vague, técnica e existencialmente: a liberdade. Não recomendado para menores de 14 anos. Grátis.
18/08, quarta, às 16h e 28/08, sábado, às 18h.

Pickpocket (Pickpocket)1959. França. 79 min.
Direção: Robert Lamy. Conta a história de jovem introspectivo e revoltado com a estrutura social, que começa a bater carteiras pelo prazer e a emoção de roubar. O filme é uma concretização das teorias de Bresson acerca do cinema: o diretor buscava acentuar a distinção da linguagem cinematográfica em relação a todas as outras. Livre para todos os públicos. Grátis
21/08, sábado, às 16h e 01/09, quarta, às 16h.

Quem Matou Leda? – (À Double Tour) 1960. França/Itália. 110 min.
Direção: Claude Chabrol. Com o uso de flashbacks e vinhetas, o diretor apresenta um thriller de infidelidade, obsessão e assassinato em um vinhedo da Provence. Nesse filme encontramos as principais características artísticas da Nouvelle Vague francesa nascente. Livre para todos os públicos. Grátis.
21/08, sábado, às 18h e 28/08, sábado, às 16h.

Local: Aliança Francesa de Santos

Rua Rio Grande do Norte, 98 – Tel. 3237 2403.


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