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Se infiltrar numa redação tem algo de mágico e irreal. Foi o que fez Yves Jeuland no famoso jornal Le Monde, durante a última campanha presidencial francesa: Les gens du Monde.  

Secrets de tournage:

Yves Jeuland a filmé seul dans les coulisses du Journal pendant 68 jours sur une période de cinq mois. Les jours de tournage étaient imprévisibles et s’imposaient selon les nouvelles importantes qui arrivaient à la rédaction.

Yves Jeuland décida de ne pas conclure son film sur la victoire de François Hollande aux présidentielles, mais de poursuivre sur le travail des journalistes après les élections : « Si le film s’était arrêté aux résultats, on aurait eu l’impression que c’était sa conclusion et que Hollande en était le héros. D’où le choix de le prolonger au-delà, de montrer les journalistes qui continuent à travailler le lendemain, font le bilan de l’expérience newsroom.« 

Source: Allocine

Assisti um filme francês interessante aqui na França. Não tenho certeza se ele entrará em cartaz no Brasil, mas há sempre a possibilidade de encontrá-lo na Internet . Há vários sites franceses que vendem ou alugam filmes, tudo por download.

“Des lendemains qui chantent”, do diretor Nicolas Castro.

O filme concentra-se em 4 personagens da “ geração Mitterrand”  que crescem cada um com um grau de engajamento diferente.  A narração começa em 10 de maio de 1981, dia da eleição do presidente socialista François Mitterrand, e termina no dia 21 de abril de 2002, data na qual o candidato socialista Lionel Jospin perde o primeiro turno das eleições presidenciais.

O título do filme faz referência ao hino do partido socialista criado em 1977: “« Les voix des femmes / et les voix des hommes / Ont dû se taire beaucoup trop longtemps / Ne croyons plus aux lendemains qui chantent / Changeons la vie ici et maintenant / C’est aujourd’hui que l’avenir s’invente / Changeons la vie ici et maintenant. »

O filme recebeu críticas negativas e positivas também. Acredito que para os franceses, possa ser mesmo muito simplista e romanceado. Para nós, estrangeiros, uma maneira de descobrir um pouco mais da história e da política francesa (ainda que se trate de um filme, não de um documentário).

Crítica do jornal Le Parisien: “Même si elle aurait pu être plus incisive, cette comédie est bien écrite, souvent drôle et très attachante. »

Jornal Le Monde : « L’ambition du projet contraste cruellement avec la banalité des moyens employés, qui rappellent souvent les séries familiales de la télévision française. Reste un emploi insolent des archives de ladite télévision. »

Télérama : « (…) la petite histoire du film est vite écrasée (…) et l’intrigue amoureuse reste insignifiante. »

 

Sinopse em francês :

Olivier et Léon, deux frères qui sont montés à Paris et que la vie a éloigné… Si le premier se voit comme un journaliste sans concessions, le second est un communicant ambitieux et opportuniste. Noémie, une charmante conseillère présidentielle, n’arrive pas, au fil des ans, à choisir entre eux. Sous le regard amusé de Sylvain, leur ami d’enfance, qui a fait fortune dans le minitel rose, leurs destins se croisent sur 20 ans, s’entremêlent, au cours d’une épopée drôle, tendre et nostalgique, dans les années 80/90.

Source: Allociné

Juliette Binoche est l’héroïne du premier film de Sylvie Testud La vie d’une autre (en salles aujourd’hui). Aux côtés de Mathieu Kassovitz, elle campe une femme amoureuse projetée dans le temps, 15 ans plus tard…

Actrice oscarisée, Juliette Binoche se laisse aller sous la direction d’une actrice césarisée, Sylvie Testud, devenue réalisatrice. Dans l’adaptation du roman de Frédérique Deghelt, La vie d’une autre, elle interprète Marie, 25 ans. Après une première nuit d’amour avec Paul (Mathieu Kassovitz), elle se réveille quinze années plus tard. La voilà businesswoman mondialement connue, mariée (avec le même Paul), avec un enfant – Adam – et des domestiques, vivant dans un sublime appartement donnant sur la Tour Eiffel. En une seule nuit, elle est donc parachutée dans un monde qu’elle n’a pas vu avancer, avec 15 ans de sa vie passés aux oubliettes. Déboussolée, elle ne dit rien à personne et tente de comprendre l’inexplicable.

Interprétation majeure
Tout au long de sa quête, elle va se révéler sensible, émouvante, drôle, incrédule, blessée, ridicule. Comme une petite fille qui porterait une robe de femme. L’actrice avoue avoir « pris un plaisir fou à incarner Marie. C’est clairement l’un des plus beaux rôles que j’ai jamais joué ». Avouons-le, c’est aussi notre avis. Juliette Binoche a rarement été aussi attachante au cinéma. Le spectateur n’a aucun mal à vivre sa détresse, et son incompréhension face à cette situation rocambolesque, ni à ressentir une certaine empathie à son égard. Elle nous rend triste et nous fait rire, quand elle s’interroge sur ce qu’est un mail et qu’elle fume au restaurant.

Kassovitz tout en retenue
Face à elle, Mathieu Kassovitz se fait plus discret. Son personnage est ancré dans la vraie vie, conscient du passé. Lui sait que le couple qu’il forme à l’écran est en péril. Il n’a plus l’innocence du lendemain de la première nuit d’amour. De l’eau a coulé sous les ponts. Au début du film, leur couple transpire le coup de foudre, ensuite, il sue le malaise. Dans un rôle complexe, la réalisateur-acteur s’en sort honorablement.

Le couple qu’il forme avec Juliette Binoche tient parfaitement la première œuvre cinématographique de Sylvie Testud. Alors certes, les imperfections existent, certaines scènes font office de temps faibles et ralentissent le rythme global. Sans révéler la fin, nous pouvons également dire, qu’à la manière du livre, elle nous déçoit et nous interpelle. Mais ce retour vers le futur reste, au final, un moment à part. 

Source: Le petit jornal

Carole Bouquet: "J'ai appris à avoir de la patience avec la tristesse, à ne plus en avoir peur".

Icône intimidante, beauté fatale et bonne vivante, l’obscur objet du désir est plus épanoui que jamais. Filmée par André Téchiné dans Impardonnables, l’actrice est éblouissante.

Son visage est un spectacle d’ombres et de lumières: le spleen de son regard et la malice de son sourire, le teint de lys et le rouge aux joues, incontrôlable… Carole Bouquet n’est pas glaciale! Elle est outrageusement belle, vêtue d’une tunique en soie indienne vert d’eau et de sandales violettes. « Gourmande, chaleureuse, impétueuse et excessive », comme elle se définit, elle déborde d’une énergie qui se noue et se dénoue, à l’image de ses jambes somptueuses, qu’elle croise et décroise tout en racontant sa vie. A l’affiche d’Impardonnables, d’André Téchiné, tourné à Venise et adapté du roman de Philippe Djian, elle joue Judith, un personnage qui lui ressemble : une anticonformiste qui a l’esprit d’aventure, l’amour de la vie chevillé au corps. Si proche, si lointaine… Comme Judith, Carole se bat pour être au plus près d’elle-même, armée de l’exigence intérieure d’une Jeanne au bûcher (qu’elle incarnera au théâtre). Dame de coeur et femme d’action, Carole Bouquet mène sa carrière, sa vie de mère, ses combats pour les enfants maltraités avec courage et ténacité. Rien ne l’arrête. Ses rêves brisés, son enfance tourmentée, « cette incontrôlable propension à la mélancolie »… elle en a fait sa force. Carole Bouquet se confie sans restrictions… Et révèle un côté punk qu’elle n’a pas peur de revendiquer, même si elle vient de devenir grand-mère. 

Dans Impardonnables, Téchiné met en scène des personnages extrêmes, révoltés, fragiles. Qu’est-ce qui vous a attirée vers ce film?

En lisant le scénario, j’étais en larmes. Les personnages sont terriblement humains, pleins de contradictions… Cruellement vrais. Judith, que j’incarne, est une Française, agent immobilier à Venise. Elle a aimé une femme (Adriana Asti) ; elle tombe amoureuse d’un homme, Francis (André Dussollier). Mais, aveuglée par son besoin de séduire et sa peur de renoncer à son indépendance, elle se perd et ne se donne jamais. Francis est un écrivain en panne d’inspiration, à la fois très possessif et absent vis-à-vis des deux femmes qu’il aime : sa fille (Mélanie Thierry) et moi. Téchiné décrit de façon très réaliste la complexité de l’âme: nos égoïsmes, nos pulsions les plus basses et nos manques. Mais il ne juge jamais. 

Venise est presque un personnage dans ce film…

Oui, ce n’est pas qu’un décor. C’est une sorte de mère rassurante qui donne un sens de plénitude, d’acceptation des douleurs de la vie et qui semble chuchoter: « Ça va passer, ça va passer… » Avec ses dédales et ses méandres, ses ponts et ses canaux, Venise est aussi la parfaite métaphore du labyrinthe mental dans lequel évoluent les personnages. 

Chez Judith, Francis, Jérémie (le jeune fils de votre ancienne amante) et les autres personnages, il y a d’un côté l’acmé et de l’autre le spleen. Aimez-vous la dualité?

Je n’ai pas le choix! [Rires.] Comme dans la chanson de BarbaraLe Mal de vivre, je peux me réveiller un matin et aller mal, sans savoir pourquoi. Et puis me sentir bien, sans toujours savoir pourquoi. Dans mon appartement, j’ai écrit partout cette phrase de Flaubert : « Prenez garde à la tristesse, c’est un vice. » Je ne joue pas avec le spleen, je n’y trouve rien de fascinant. Mais quand, tout d’un coup, je suis prise d’une terrible mélancolie, c’est malgré moi. Comment y échapper? J’ai appris à avoir de la patience avec la tristesse, à ne plus en avoir peur. 

Carole Bouquet dans Impardonnables.

Dans ImpardonnablesAndré Dussollier fait suivre sa fille (Mélanie Thierry) par un détective privé. Puis, il demande à Jérémie de faire la même chose avec vous. Et, là, vous le trompez avec Jérémie… Est-ce un message?

Oh, on lui envoie beaucoup de messages l’une et l’autre! Mais il est sourd et aveugle… Tout d’un coup, il va entendre et voir. Ce que je trouve magnifique dans ce film, c’est la déclaration d’André Téchiné, qui, à 68 ans, crie: « L’amour est possible! » Combien de fois on s’est arraché les yeux parce que l’autre n’entend pas ou entend mais c’est trop tard! Dans Impardonnables, on arrive juste à la frontière de la rupture. Mais tous les personnages, à un moment donné, arrêtent leur guerre et essaient d’aller vers l’autre. 

Les personnages du film sont orphelins de père ou de mère… Vous avez été élevée par votre père. Cela a-t-il eu des conséquences?

Mon côté garçon manqué… Quand on est petit, on regarde ceux qui sont autour de vous pour trouver des repères : moi, j’avais en face de moi un homme seul qui travaillait beaucoup et ne parlait pas. La féminité ne peut être transmise que par une mère… C’est quelque chose qui s’apprend au jour le jour. Même quand j’ai joué dans Cet obscur objet du désir, de Buñuel, la féminité était un déguisement pour moi! Heureusement, j’ai eu des amies très féminines qui me conseillaient sur ma façon de m’habiller. Je faisais des efforts pour elles, mais ce n’était ni pour moi ni pour un homme. Au contraire, le regard des hommes sur moi me terrorisait. J’ai changé mais, jusqu’à très récemment, pour rien au monde vous ne m’auriez fait dire que j’allais chez le coiffeur! 

Impardonnables aborde le thème de l’homosexualité, que Judith vit avec beaucoup de naturel, alors que pour Jérémie elle représente une menace… Est-ce que vous pourriez être attirée par une femme?

Bien sûr. Autour de moi, il y a des femmes qui sont amoureuses d’un homme, puis d’une femme, puis d’un homme. On fait des rencontres dans la vie: quand on aime, le sexe de la personne n’est pas si important. 

Vous produisez du vin – Sangue d’oro -, des câpres et de l’huile d’olive dans votre propriété sur l’île sicilienne de Pantelleria. Epicurienne?

Malheureusement, trop! Faire du vin n’est pas né de l’envie de mettre mon nom sur une étiquette, mais de l’amour d’une terre. En gastronomie, je ne sais pas être raisonnable. La table est une vraie fête pour moi. La semaine prochaine, j’irai déjeuner dans l’un des meilleurs restaurants au monde, chez Vittorio, à Bergame… Et, depuis une semaine, je me dis: « Carole, il faut que tu sois sage! » Et puis je pense: « Tu n’en as jamais été capable! » Je viens de devenir grand-mère – Dimitri, mon fils aîné, a eu une petite fille – et pendant la grossesse de sa femme, je n’ai pas arrêté de manger: j’ai pris 5 kilos. Je passe mon temps à faire des stratégies pour ne pas tomber dans l’excès, mais j’adore les repas gargantuesques. Je dévore! Comme si je dévorais la vie et que j’accaparais le monde. Heureusement, j’adore nager, faire du sport. J’ai fait de l’athlétisme à 12 ans au niveau des championnats de France… J’ai arrêté à 14 ans parce que j’étais en pension: je ramenais des coupes et j’étais vexée, car personne ne me félicitait. 

Etes-vous autant excessive en amour?

Regardez ma vie, vous aurez la réponse. 

Vous êtes aussi très engagée…

Je milite pour le droit au logement et je suis le porte-parole de l’association la Voix de l’enfant. Nous sommes en train d’opérer une fusion entre la Fondation pour l’enfance de Mme Giscard d’Estaing et la Voix de l’enfant. C’est parce que la petite fille que j’étais a eu des moments de grande tristesse que je ne suis pas sourde à la douleur des enfants. 

Vous considérez-vous comme « bourgeoise »?

Oui, j’ai des origines bourgeoises. [Rires.] Et les origines laissent des traces… Mais, derrière mon image hautaine, je suis une punk! Quand Bertrand Blier m’a choisie pour Buffet froid, en 1979, il ne savait pas que j’avais joué pour Buñuel. Il a été intrigué par mon look: j’étais habillée de noir, avec des lunettes rouges et une voilette. Je venais de tourner Blank Generation, d’Ulli Lommel, un film sur la génération punk new-yorkaise. J’y incarne une journaliste qui interviewe Andy Warhol sur la base d’une citation de Godard: « Le cinéma est le lieu du crime et de la magie ». Cette année-là, 1978, Warhol fit mon portrait et l’afficha à la Une de son magazine Interview. Et, là, j’ai eu mon quart d’heure de gloire punk! Aujourd’hui, je suis plus punk que jamais. 

Source: L’Express

 

 

 

Les sorties récentes de (S)ex List et Sex Friends en France, illustrent la manie très gauloise de ranger les films par catégories. Quitte à les inventer quand elles n’existent pas.  

 

Quel est le point commun entre Not Another Teen Movie, Cruel Intentions, Wild Things et Date Movie ? Leur titre français comporte une déclinaison du mot sexe (sex, sexe ou sexy). L’astuce, massivement éprouvée depuis les années 90, a dû faire ses preuves en salle, puisqu’une rapide recherche sur les bases de données donne des occurrences par centaines. 

Retour de flamme(s)

Dans les années 90 et 2000, le phénomène concernait essentiellement les films pour ados et jeunes adultes. Et si cela s’était un peu calmé, les « sex films » reviennent en force en 2011, avec trois oubliables : Sex Friends (No String Attached en vo) avec Natalie Portman, Sexe entre amis (Friends With Benefits) avec Justin Timberlake et Mila Kunis, puis aujourd’hui (S)ex List(What’s Your Number ?) avec Anna Faris et Chris Evans. Point commun à ces trois films: une propension moralisatrice à pointer du doigt des trentenaires qui se sont fourvoyés en considérant que la coolitude consistait à remplacer l’amour par le sexe. Heureusement, l’amour, le vrai, viendra au secours de ces brebis égarées.  

Le club des sex

Avec le temps, les « sex films » ont évolué. Ils ont d’abord constitué une famille aux contours un peu lâches, dont le seul point commun était d’appâter l’ado. Entre le thriller Sexcrimes(Wild Things, 1998), l’adaptation des Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos Sexe intentions (Cruel Intentions, 1999), ou la comédie dramatique et sulfureuse Sexe attitudes (Body Shots, 2000), pas d’unité stylistique notable, sinon une évocation esthétisante des émois adolescents. 

Peu de temps après, les « sex films » ont servi à regrouper toutes les comédies potaches (les teen movies) nées dans le sillage d’American Pie (1999). Au début des années 2000, on a ainsi vu fleurir les projets bruts de décoffrage comme Sex Academy (Not Another Teen Movie, 2001),Sex Trip (Eurotrip, 2003) ou Sexy Movie (Date Movie, 2006). À noter l’ovni 100% français, Sexy Boys (2001), transposition des codes du teen movie, dont le résultat a heureusement convaincu les producteurs français de ne jamais tenter la récidive. 

Par la suite, l’appellation s’est un peu étiolée, sexy remplaçant progressivement sex ou sexe, comme dans la trilogie Sexy Dance(Step Up, 2006, 2007 et 2010), avant de connaître un retour en force autour des affres des trentenaires de la cuvée 2011. On peut aussi interpréter ce retour en force comme le constat que les ados des années 2000 ont vieilli, et qu’il était temps de les marier. 

Le marché du sex

Il est amusant de noter que ce ne sont pas des impératifs de traduction de l’anglais vers le français qui sont à l’origine de ces titres, mais bien de sens, puisque l’adaptation de certains titres se fait sans changer de langue (par exemple No String Attached devient Sex Friends). Tout film se rattachant par son titre à cette catégorie est d’emblée destiné à engranger des entrées plus que des chefs d’oeuvre. Et dès qu’un film porte l’ambition d’un auteur, malgré un sujet proche, les distributeurs français se gardent bien de l’affubler d’un « sex titre ». La filmographie de Judd Apatow en est l’exemple. Qu’il soit réalisateur, producteur ou scénariste, aucune de ses films n’a fini ainsi nommé. Même SuperGrave, dont l’adn le rapproche pourtant du teen movie. La morale pataude en moins. 

 

Source: L’Express

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’actrice française Audrey Tautou souhaiterait arrêter sa carrière au cinéma. L’interprète mondialement connue d’Amélie Poulain veut tourner la page pour devenir, pourquoi pas, navigatrice ou dessinatrice, pour prendre le temps de vivre en quelque sorte.

Interrogée par The Telegraph lors de la sortie outre-manche du film De vrais mensonges, Audrey Tautou a déclaré vouloir « très vite » lâcher le cinéma : « Je ne suis pas attachée à ma carrière. J’ai plusieurs plans B : je me verrai bien marin; j’adore dessiner; j’aimerai apprendre des tas de choses, mais je n’ai pas le temps. C’est pour ça que je vais arrêter de jouer ».

Le cinéma l’a choisie …
C’est un peu par hasard que la jeune Auvergnate, qui rêvait enfant de devenir primatologue, a épousé une carrière dans le septième art. Ses parents, pour la féliciter de son baccalauréat, lui ont offert deux semaines de cours de théâtre au Cours Florent. Son talent ayant été repéré d’emblée, on lui suggère de tenter sa chance. Audrey se donne un an jour pour jour pour percer, tout en jonglant avec des études de littérature à la Sorbonne. Après quelques courts métrages, la jeune actrice au regard pétillant et à la moue boudeuse est engagée par la réalisatrice Tonie Marshall dans Vénus Beauté. Ce rôle d’esthéticienne lui vaudra un César du meilleur espoir féminin en 2000. Jean-Pierre Jeunet lui propose alors le premier rôle dans son film Le fabuleux destin d’Amélie Poulain. Avec 8 millions d’entrées dans l’Hexagone, le film est un succès, qui s’exporte ensuite dans le monde entier. La carte postale montmartroise séduit et le joli minois d’Audrey Tautou devient célèbre à travers la planète. Le nom de la jeune femme s’ajoute à la liste très restreinte des acteurs français connus à l’étranger. « C’était très difficile de passer d’un anonymat relatif à un tel succès dans un laps de temps si court », avoue l’actrice en 2006 au Guardian

… elle préfère la liberté !
Audrey Tautou enchaîne alors les films sans s’enfermer dans un registre. Si on évoque Amélie ce n’est plus que pour parler d’Audrey et non pas l’inverse. L’auberge espagnole et Les Poupées russes de Cédric Klapish, Pas sur la bouche d’Alain Resnais ou encore Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet, autant de films faisant de la jolie brune une égérie du cinéma tricolore. Son sourire inspire plus d’un réalisateur et même quelques chanteurs (voir clip ci-dessous). Hollywood la repère et la fait jouer en 2006 aux côtés de Tom Hanks dans The Da Vinci Code de Ron Howard.  Cette « grosse, grosse machine », comme elle qualifie le blockbuster, lui fait peur. L’actrice sensible se concentre désormais sur des films français et ne tourne plus qu’un voire deux films par an. Son contrat publicitaire avec Chanel et son million d’euros décroché par production peuvent lui permettre une certaine liberté. 

Le temps de s’épanouir 
Si Audrey Tautou choisit avec soin ses projets (Coco avant Chanel, Hors de prix, Ensemble c’est tout), la trentenaire ne s’enrichit pas assez dans cette carrière et cette gloire qui ne lui « correspondent pas ». « Je ne surfe pas sur les grosses vagues. Quand je les vois arriver, je prends ma planche et je regagne tout droit la plage », assure Audrey Tautou. « Je préfère faire des choses qui n’ont rien à voir avec le fait d’être une star : je voyage beaucoup, je lis, j’essaie d’apprendre de nouvelles choses », explique-t-elle encore. Pas le temps pourtant de s’épanouir lorsque les tournages monopolisent plusieurs semaines de l’année et les tournées promotionnelles encore plus. S’ennuyant souvent lors du jeu monomaniaque de l’interview, Audrey Tautou s’amuse en prenant des photos de celui ou celle qui l’interroge, tentant ainsi de se réapproprier ce « temps perdu »

Celle que l’on surnomme parfois l’Audrey Hepburn française est actuellement en tournage du film Thérèse D. de Claude Miller, à l’affiche en 2012. Son dernier film ? Les amoureux du cinéma espèrent que non mais l’actrice au caractère bien trempé ne reprendra pas les chemins des plateaux sans une bonne raison. « Je comprends que personne ne puisse me comprendre, mais je ne peux pas faire semblant d’être quelqu’un que je ne suis pas », souligne-t-elle. Avant de conclure : « Il faut faire attention dans la vie ». 

Source: Le petit journal


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