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Juliette Binoche est l’héroïne du premier film de Sylvie Testud La vie d’une autre (en salles aujourd’hui). Aux côtés de Mathieu Kassovitz, elle campe une femme amoureuse projetée dans le temps, 15 ans plus tard…

Actrice oscarisée, Juliette Binoche se laisse aller sous la direction d’une actrice césarisée, Sylvie Testud, devenue réalisatrice. Dans l’adaptation du roman de Frédérique Deghelt, La vie d’une autre, elle interprète Marie, 25 ans. Après une première nuit d’amour avec Paul (Mathieu Kassovitz), elle se réveille quinze années plus tard. La voilà businesswoman mondialement connue, mariée (avec le même Paul), avec un enfant – Adam – et des domestiques, vivant dans un sublime appartement donnant sur la Tour Eiffel. En une seule nuit, elle est donc parachutée dans un monde qu’elle n’a pas vu avancer, avec 15 ans de sa vie passés aux oubliettes. Déboussolée, elle ne dit rien à personne et tente de comprendre l’inexplicable.

Interprétation majeure
Tout au long de sa quête, elle va se révéler sensible, émouvante, drôle, incrédule, blessée, ridicule. Comme une petite fille qui porterait une robe de femme. L’actrice avoue avoir « pris un plaisir fou à incarner Marie. C’est clairement l’un des plus beaux rôles que j’ai jamais joué ». Avouons-le, c’est aussi notre avis. Juliette Binoche a rarement été aussi attachante au cinéma. Le spectateur n’a aucun mal à vivre sa détresse, et son incompréhension face à cette situation rocambolesque, ni à ressentir une certaine empathie à son égard. Elle nous rend triste et nous fait rire, quand elle s’interroge sur ce qu’est un mail et qu’elle fume au restaurant.

Kassovitz tout en retenue
Face à elle, Mathieu Kassovitz se fait plus discret. Son personnage est ancré dans la vraie vie, conscient du passé. Lui sait que le couple qu’il forme à l’écran est en péril. Il n’a plus l’innocence du lendemain de la première nuit d’amour. De l’eau a coulé sous les ponts. Au début du film, leur couple transpire le coup de foudre, ensuite, il sue le malaise. Dans un rôle complexe, la réalisateur-acteur s’en sort honorablement.

Le couple qu’il forme avec Juliette Binoche tient parfaitement la première œuvre cinématographique de Sylvie Testud. Alors certes, les imperfections existent, certaines scènes font office de temps faibles et ralentissent le rythme global. Sans révéler la fin, nous pouvons également dire, qu’à la manière du livre, elle nous déçoit et nous interpelle. Mais ce retour vers le futur reste, au final, un moment à part. 

Source: Le petit jornal

Jean Dujardin sacré meilleur acteur comique, pour sa prestation dans The Artist.

 

Jean Dujardin a remporté le Golden Globe du meilleur acteur dans une comédie pour sa performance incroyable dans The Artist. Le film muet en noir et blanc, véritable cri d’amour au cinéma hollywoodien, a révélé son interprète outre-Atlantique. Du plus bel effet avant les Oscars.

Qui peut se vanter d’avoir battu Brendan Gleeson, Joseph Gordon-Levitt, Ryan Gosling ou encore Owen Wilson ? Jean Dujardin (photo AFP), bien sûr ! Déjà primé à Cannes, l’acteur français a remporté dimanche soir le Golden Globe de meilleur acteur de comédie pour son rôle de star du muet dans The Artist. Le film français en noir et blanc, qui est un succès international et un véritable hommage au cinéma hollywoodien, a remporté deux autres récompenses : meilleure musique et meilleur film.

Jean, le nouveau Gérard 
Dans un anglais travaillé pour l’occasion (mais toujours approximatif), Jean Dujardin avait écumé les plateaux des talk-shows américains afin de faire la promotion de son film. Inconnu il y a encore quelques semaines, Jean Dujardin, 39 ans, est déjà qualifié par le New York Times de « Georges Clooney » français. Celui qui se destinait à un métier de serrurier est devenu la coqueluche des médias outre-Atlantique, le nouveau Gérard Depardieu, en bien plus glamour. Dans son discours de remerciement devant le parterre de stars réunies pour cette 69e édition des Golden Globes, l’acteur français a expliqué qu’un agent lui avait prédit qu’il ne pourrait jamais faire de cinéma car il avait « le visage trop expressif, trop gros ». « Je n’y peux rien, mes sourcils sont indépendants », a-t-il ironisé. Avant de conclure, sous les yeux attendris de sa femme Alexandra Lamy :« Sérieusement, j’ai toujours suivi mon instinct et me suis battu pour mes rêves. Alors je veux vous remercier de m’avoir prouvé le contraire ce soir. »

Le film The Artist, qui a déjà réalisé plus de 7 millions de dollars de recette aux Etats-Unis, est l’un des favoris pour les Oscars, qui se dérouleront le 26 février prochain. Après Marion Cotillard, Jean Dujardin sera-t-il le prochain Frenchy oscarisé ?

Source: Le petit journal

Jean Dujardin aux côtés de sa compagne Alexandra Lamy avant la cérémonie des Golden Globes.

  

En 1905, Bécassine, personnage emblématique dessiné par Joseph Pinchon, naît. Elle incarne le mépris ressenti par les Français à l’égard des Bretons. Laurent Tailhade, auteur d’un article raciste dans L’Assiette au beurre, les qualifie de « lâches », « sournois » et « alcooliques ». De véritables insultes à l’encontre des Bretons qui sont loin d’apprécier. Dépourvue de bouche, Bécassine symbolise en somme le régionalisme réprimé, voire le refus d’accorder des droits aux femmes.

Source: L’Express

La rue des Saules à Montmartre, Cézanne (vers 1873-74).

Le Musée du Luxembourg s’intéresse à la relation entre Cézanne et Paris, sa ville de formation. 

On connaît l’influence que la Provence a exercée sur la peinture de Cézanne. Mais que dire de Paris, où le maître d’Aix a passé la moitié de sa vie d’adulte? Ses séjours dans la capitale (une vingtaine durant sa carrière) n’ont-ils pas eux aussi nourri son travail? Le Musée du Luxembourg entend répondre à la question en 80 tableaux. On s’attend évidemment à découvrir la ville, ses rues, ses monuments peints sous tous les angles, à la façon de la montagne Sainte-Victoire. Erreur. Paris en tant que motif n’intéressait pas Cézanne, qui n’a réalisé que cinq tableaux sur le thème. Alors quoi?  

La capitale a été le lieu de sa formation, il s’y est frotté aux anciens en copiant leurs tableaux au Louvre, et à la modernité en côtoyant les impressionnistes. « Cézanne a trouvé dans le Nord des formules qu’il va ensuite appliquer dans le Sud », résume le commissaire. Cette argumentation est séduisante. Dommage que l’exposition, scandée en thématiques, n’éclaire pas suffisamment le propos. Et l’on se demande même au final si la question méritait vraiment d’être soulevée. Reste, évidemment, le plaisir, toujours renouvelé, d’admirer Cézanne

Cézanne et Paris 

Musée du Luxembourg, Paris (VIe), jusqu’au 26 février 2012.

Source: L’Express

 

 

 

Les sorties récentes de (S)ex List et Sex Friends en France, illustrent la manie très gauloise de ranger les films par catégories. Quitte à les inventer quand elles n’existent pas.  

 

Quel est le point commun entre Not Another Teen Movie, Cruel Intentions, Wild Things et Date Movie ? Leur titre français comporte une déclinaison du mot sexe (sex, sexe ou sexy). L’astuce, massivement éprouvée depuis les années 90, a dû faire ses preuves en salle, puisqu’une rapide recherche sur les bases de données donne des occurrences par centaines. 

Retour de flamme(s)

Dans les années 90 et 2000, le phénomène concernait essentiellement les films pour ados et jeunes adultes. Et si cela s’était un peu calmé, les « sex films » reviennent en force en 2011, avec trois oubliables : Sex Friends (No String Attached en vo) avec Natalie Portman, Sexe entre amis (Friends With Benefits) avec Justin Timberlake et Mila Kunis, puis aujourd’hui (S)ex List(What’s Your Number ?) avec Anna Faris et Chris Evans. Point commun à ces trois films: une propension moralisatrice à pointer du doigt des trentenaires qui se sont fourvoyés en considérant que la coolitude consistait à remplacer l’amour par le sexe. Heureusement, l’amour, le vrai, viendra au secours de ces brebis égarées.  

Le club des sex

Avec le temps, les « sex films » ont évolué. Ils ont d’abord constitué une famille aux contours un peu lâches, dont le seul point commun était d’appâter l’ado. Entre le thriller Sexcrimes(Wild Things, 1998), l’adaptation des Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos Sexe intentions (Cruel Intentions, 1999), ou la comédie dramatique et sulfureuse Sexe attitudes (Body Shots, 2000), pas d’unité stylistique notable, sinon une évocation esthétisante des émois adolescents. 

Peu de temps après, les « sex films » ont servi à regrouper toutes les comédies potaches (les teen movies) nées dans le sillage d’American Pie (1999). Au début des années 2000, on a ainsi vu fleurir les projets bruts de décoffrage comme Sex Academy (Not Another Teen Movie, 2001),Sex Trip (Eurotrip, 2003) ou Sexy Movie (Date Movie, 2006). À noter l’ovni 100% français, Sexy Boys (2001), transposition des codes du teen movie, dont le résultat a heureusement convaincu les producteurs français de ne jamais tenter la récidive. 

Par la suite, l’appellation s’est un peu étiolée, sexy remplaçant progressivement sex ou sexe, comme dans la trilogie Sexy Dance(Step Up, 2006, 2007 et 2010), avant de connaître un retour en force autour des affres des trentenaires de la cuvée 2011. On peut aussi interpréter ce retour en force comme le constat que les ados des années 2000 ont vieilli, et qu’il était temps de les marier. 

Le marché du sex

Il est amusant de noter que ce ne sont pas des impératifs de traduction de l’anglais vers le français qui sont à l’origine de ces titres, mais bien de sens, puisque l’adaptation de certains titres se fait sans changer de langue (par exemple No String Attached devient Sex Friends). Tout film se rattachant par son titre à cette catégorie est d’emblée destiné à engranger des entrées plus que des chefs d’oeuvre. Et dès qu’un film porte l’ambition d’un auteur, malgré un sujet proche, les distributeurs français se gardent bien de l’affubler d’un « sex titre ». La filmographie de Judd Apatow en est l’exemple. Qu’il soit réalisateur, producteur ou scénariste, aucune de ses films n’a fini ainsi nommé. Même SuperGrave, dont l’adn le rapproche pourtant du teen movie. La morale pataude en moins. 

 

Source: L’Express

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Lorsque l’on discute avec Louise, la comédienne des Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec, de Luc Besson, redevient Ariane (son vrai prénom), une jeune femme de 28 ans réservée, concentrée, souriante.

1 Adèle Blanc-Sec, c’est vraiment elle!

Et pour cause. Durant six mois, Louise Bourgoin a vécu non-stop dans la peau d’Adèle Blanc-Sec, l’héroïne de la bande dessinée créée par Jacques Tardi en 1976, « à l’heure du féminisme en béton armé ». Louise a même appris à dessiner le personnage pour se l’approprier tout à fait. « Tardi a traité Adèle sans stéréotype, ditelle. Il s’est exprimé à travers elle, puisque c’est une romancière, une feuilletoniste. » Doublée d’un Sherlock Holmes, d’un Indiana Jones et d’un Arsène Lupin en crinoline, corset, bottines, avec la clope au bec. Adèle Blanc-Sec, l’aventurière flegmatique au parler rude, va côtoyer, dans le Paris de 1912, savants fous, momies bavardes et ptérodactyles. « C’est une femme moderne et émancipée, qui a aussi mauvais caractère. Le soir, après le tournage, je me surprenais à parler comme Adèle. Les gens ont de l’empathie pour elle, s’amuse Louise Bourgoin. C’est le syndrome Dr House. Je me suis attachée à cette fille, j’aimerais bien qu’il y ait une suite. »

C’est son premier grand rôle, après des débuts fracassants dans La Fille de Monaco, d’Anne Fontaine, où elle interprétait une cagole de la Riviera. Fabrice Luchini l’avait recommandée à la réalisatrice. Mais, au casting, celle-ci l’a trouvée trop timide pour jouer la bimbo. Louise Bourgoin a fait l’aller-retour en métro jusque chez elle et a rapporté un best-of de sa Miss Météo déjantée sur Canal +. Depuis, on l’a vue notamment dans Blanc comme neige, de Christophe Blanc, avec François Cluzet. « Il m’a donné des conseils précieux, par exemple qu’un bon acteur doit se trimballer les tripes à l’air, être insolent et je-m’en-foutiste ».

2 Sa Miss Météo débile sur Canal + a fait date

Diplômée des Beaux-Arts de Rennes, Louise Bourgoin tente le Capes d’arts plastiques avant de postuler pour une émission enfantine sur Filles TV. Lors de son audition, elle apprend aux mômes à faire des barrettes à cheveux avec les antidépresseurs de leurs parents. Et est retenue pour animer Kawaï ! 350 « directs » plus tard, Canal + la choisit comme Miss Météo du Grand Journal et lui demande « des prévisions précises et une entrée de plateau très glamour. J’ai insisté pour ajouter un mot sur l’invité. Jouer une Miss Météo idiote a donné prétexte à un nombre infini de blagues « . Celles adressées aux personnalités politiques sont devenues cultes. A Elisabeth Guigou, Louise lance: « Vous êtes ma patronne, vous avez été la garde des sottes. » Elle essaie d’éviter l’émission avec Jean-Marie Le Pen, puis déboule déguisée et jette un: « Louise Bourgoin n’est pas là pour cause d’allergie. » Et, devant Jude Law, elle annonce un congrès antialcoolique à Cannes et ajoute:  » Mais cela ne me concerne pas, je ne bois que du « jus de l’eau ». Son style moqueur et inventif, entre sketchs et happening, a marqué un tournant dans l’histoire des Miss Météo de la télé.

3 Elle est la championne du détournement de sens

Les artistes contemporaines l’ont façonnée: Niki de Saint Phalle, Annette Messager, Sophie Calle ou Louise Bourgeois – de qui elle a emprunté le prénom parce qu’il y avait déjà une Ariane (Massenet) au Grand Journal. « Les rapports hommes-femmes m’ont très vite préoccupée. Dans mes travaux, aux Beaux-Arts, j’avais une approche à la fois militante et ludique, je voulais faire rire en soulevant des questions. » Ariane/Louise imagine des hommes-meubles, moulés dans de la résine et de la fibre de verre, inspirés des femmes-tables d’Allen Jones, vues dans Orange mécanique. Elle détourne des canevas de chasse à courre ou des reproductions de Vermeer en y brodant des détails « obscènes, grossiers et provocants, pour mettre un coup de pied dans les idées reçues. J’en avais marre d’entendre que les femmes ne sont pas des créatrices, qu’elles sont juste bonnes à reproduire des tableaux de maître ».

4 Sa beauté, elle s’en moque

Le mensuel masculin GQ l’a sacrée « femme idéale 2010 ». Elle rigole: « Je trouve que j’ai un corps de jeune homme, je me sens forte, hyperbaraquée. Petite, j’étais un vrai garçon manqué, qui grimpait dans les arbres… » C’est une femme de tête, belle et sensuelle, mais qui casse tout érotisme. « Je refuse les rapports de séduction. Je n’arrivais pas à tourner cette scène de sexe avec Fabrice Luchini dans La Fille de Monaco. Anne Fontaine m’a guidée : « Vous devez lui retourner le cerveau sexuellement. » Du coup, j’ai eu l’idée d’un Kama-sutra des pieds, comme dans les dessins d’Edika. C’était érotique et grotesque, alors ça m’allait. Le premier degré est bien trop triste. »

5 Louise est une star mais Ariane est sage

Les retombées de sa notoriété l’ont glacée. On lui a prêté une liaison avec Guillaume Canet: « Complètement faux. » Son histoire d’amour avec Julien Doré a fait courir les paparazzis. « Ça apprend à ne plus trop sortir, ça tombe bien… » Louise Bourgoin a des jambes à danser toute la nuit, pourtant elle se rend « très peu dans les soirées, les boîtes ». Ariane aime cuisiner et recevoir chez elle les mêmes vieux potes du lycée. « Je leur montre mes collections d’art africain, mes antiquités chinées et mes toiles, qui, de près, ressemblent à des peintures abstraites. Et, de loin, révèlent des scènes de corps entremêlés. C’est un jeu d’optique. » Louise. Ariane. Deux filles qui vont très bien ensemble.


LOL

Posted on: 11/08/2010


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