C'est super!

Posts Tagged ‘Alain Rey

La langue française s’enrichit et l’Amérique latine y contribue. Dans sa nouvelle édition de 2013, le célèbre Petit Robert intègrera la définition du mot cachaça, l’alcool emblématique du Brésil. Une entrée à mettre sur le compte du succès des caipirinhas (cocktails à base de cachaça), stars des soirées branchées dans l’Hexagone. Autre nouveauté en provenance des Amériques: acérola, cette plante à laquelle on prête de nombreuses vertus médicinales, fait aussi son entrée dans Le Petit Robert. Parmi les nouvelles recrues de la langue française, certains termes culinaires nous viennent du Japon, des Etats-Unis ou encore du Vietnam : bento, blender, bo bun, cupcake, phô etc.

Mais alors comment décide-t-on que tel ou tel mot mérite bien sa place dans Le Petit Robert ? Invité de France Inter, dimanche 12 août, Alain Rey, rédacteur en chef des publications des éditions Le Robert, a expliqué que les nouveaux mots étaient repérés un peu partout : dans la presse, sous la plume des écrivains à la mode comme Michel Houellebecq, ou encore sur internet. Une fois détecté, le nouveau venu doit encore passer l’épreuve du vote, avant d’intégrer les pages du Petit Robert. « Tout le monde vote chez nous jusqu’au type qui répare les ordinateurs », a expliqué le linguiste. L’objectif étant de vérifier que le mot est bien passé dans le langage courant. Pour l’année prochaine les paris sont ouverts : à votre avis, quels sont les petits noms brésiliens que les Français ont sur le bout de la langue ?

 

Source: Le petit journal

Malgré la concurrence redoutable d’Internet, les dictionnaires ont le vent en poupe cette rentrée et se déclinent sur tous les thèmes, du plus sérieux au plus malicieux.

Du Dictionnaire des mots du sexe (Balland) au Dictionnaire des injures littéraires (L’Editeur), de la collection Petit dictionnaire énervé de… (nos vies de cons, la franc-maçonnerie, la politique, etc.), que viennent de lancer les toutes jeunes éditions de l’Opportun, au Dictionnaire des mots des flics et des voyous(Balland), en passant par le Dictionnaire de l’argot(Bouquins/Laffont) et la suite du Dictionnaire des expressions quotidiennes intitulée C’est comme les cheveux d’Eléonore(Balland, toujours) ou encore le Nouvel abécédaire russe de Katia Metelizza (Les Allusifs), les dicos ont la cote ! Pour le célèbre linguiste Alain Rey, doyen en la matière, qui vient de piloter la nouvelle édition du Dictionnaire historique de la langue française (Le Robert), cette vogue « correspond à une manière de lire brièvement, en piochant ici ou là sans souci de continuité. Grâce au principe du dictionnaire, on

peut découper des sujets en petits morceaux, par ordre alphabétique, ce qui rend la prolifération du genre infinie, sinon indéfinie. Les dictionnaires existent depuis le XVIe siècle, et même plus tôt dans le monde arabe, établissant une habitude de faire passer le savoir, qui est devenue envahissante au XIXe siècle, et explosive au XXe siècle ! »

Pour autant, alors que l’édition traverse aujourd’hui une mauvaise passe, les dictionnaires restent un secteur protégé – même si leurs ventes ne sont nullement comparables à celles des best-sellers. Mais voilà une « niche », comme on dit, qui se porte plutôt bien. On s’en félicite au Seuil, où la collection Le Goût des mots, dirigée par Philippe Delerm chez Points, couvre le champ lexical dans toute son étendue – l’art de la ponctuation, la langue de bois, les petites phrases – et ne passe pas inaperçue.

« Le dictionnaire permet une consultation plus facile, il décomplexe », renchérit Alain Rey, qui travaille précisément à un Dictionnaire amoureux des dictionnaires, à paraître chez Plon en avril 2011. Pour l’éditeur Jean-Loup Chiflet, grand spécialiste du genre qu’il a su dévoyer avec brio, et à qui l’on doit notamment Le Diconoclaste (Chiflet & Cie), « les Français adorent leur langue et son côté insolite. C’est la raison pour laquelle les dictionnaires humoristiques, décalés, marchent si bien ». Notre homme parle en connaissance de cause, d’autant plus qu’il publie, le 4 novembre, un Dictionnaire des verbes qui manquent. Avec des entrées comme « Embellemerder » : supporter un séjour chez la mère de sa moitié, ou encore « Grossommoder », pour évoquer une tendance à l’approximation, et « Benvoyonner », qui évoque un sens très net de la réserve… Ah oui, on oubliait : Jean-Loup Chiflet nous promet un Dictionnaire amoureux de l’humour pour 2012. Du nanan, à coup sûr ! »

 

Source: L’Express


wordpress hit counter
Follow C'est super! on WordPress.com
Follow C'est super! on WordPress.com