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Archive for the ‘Santé’ Category

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La montre à la main, constamment en train de courir, ils ont parfois des airs du lapin d’Alice au Pays des merveilles. Entre rendez-vous ratés et trajets de l’impossible, les retardataires semblent incapables de maîtriser leur temps, de quoi agacer leur entourage. Mais faut-il vraiment leur en vouloir? Explications.

 

Réveil en catastrophe, course derrière le bus du matin et bouclage à la dernière minute de ses dossiers… Les journées d’Anissa ressemblent parfois à une longue série d’épreuves. « C’est terrible, confie cette jeune Parisienne qui travaille dans la mode, je perds systématiquement plusieurs minutes à retourner chercher quelque chose chez moi, un vêtement ou mes clés. J’essaie de lutter contre ma nature, mais c’est un fait, je ne suis jamais à l’heure. »

A 34 ans, Anissa fait partie de ceux que leurs proches ont catalogué comme « retardataires impénitents ». Henrique, étudiant de 23 ans en échange en France, s’attire lui les foudres de ses profs et de sa copine avec ses retards chroniques. « Les gens pensent qu’il s’agit de désinvolture, de désintérêt à leur égard, mais pas du tout. Cela doit me venir de ma mère, explique-t-il, mi-amusé mi-dépité, elle aussi avait une très mauvaise appréciation du temps et pensait qu’il était possible de passer un coup de fil, de se doucher, de manger quand elle n’avait pas plus de 20 minutes devant elle. »

Se mettre en conflit avec les règles

Perçu comme un rêveur incurable ou une personne indélicate, le retardataire chronique agace autant qu’il désarçonne. « Il y a différents cas de figure, explique Marie Gohin, psychologue à Lyon. Certaines personnes ont simplement une mauvaise perception du temps. D’autres cherchent dans le retard une sensation d’adrénaline. Etre en retard, c’est se dépêcher physiquement, mais c’est aussi une manière de se mettre en conflit avec les règles. Le fait d’arriver après les autres permet de se singulariser, tout en se distinguant par un acte ‘répréhensible.' »

Cette image du retardataire émotif et en conflit avec la réalité aurait presque de quoi nous pousser à la clémence, même après un quart d’heure d’attente. Mais c’est oublier que les situations que les retardataires imposent à leurs proches sont parfois de véritables mises à l’épreuve.

 

« Ses retards systématiques me mettent hors de moi »

« J’ai renoncé à travailler avec une amie que j’adore, confesse Emilie qui fait de l’audit à Paris. J’ai dû mettre un frein à un projet qu’elle me proposait parce que ses retards systématiques me mettent hors de moi. Elle a systématiquement entre 10 et 15 minutes de retard, avec évidemment toujours une bonne excuse. Je déteste ça. »

Sur le plan amoureux, Henrique se rappelle avoir déjà poussé sa copine à bout. « On en a manqué des séances de cinéma parce que j’arrivais trop en retard, se souvient-il. Le plus difficile était de lui faire comprendre que ce n’était pas de l’indifférence, que je ne cherchais pas à me faire désirer. Une fois, nous avions rendez-vous chez moi. Elle est arrivée et je n’étais pas là. Elle m’en a beaucoup voulu. »

 

Être en retard, une maladie?

Horripilant pour certains, ce trait de caractère est considéré par d’autres comme une forme de maladie. La presse à scandale s’était notamment emparée du cas de Jim Dunbar, qui avait réussi à faire reconnaître ses retards comme une pathologie, au même titre que l’hyperactivité en Ecosse, en 2013.

Dans une étude, Jeff Conte, professeur de psychologie à l’université de San Diego,explique qu’il existe un groupe de personnes beaucoup plus enclin à être en retard que les autres. « Je me suis appuyé sur le travail de deux médecins qui remonte aux années 1960. Leur théorie de la personnalité distingue les personnes de type A, ambitieuses, impatientes et irritables, et celle de types B, faciles à vivre et plus détendues. J’ai mis en évidence qu’être en retard est souvent le fait des personnes de la seconde catégorie », explique-t-il dans son compte-rendu.

Selon l’étude de Jeff Conte, c’est la perception du temps qui diffère entre ces deux groupes. Les personnes de catégorie A, motivées par le rendement et le fait d’économiser du temps, ont une appréciation des minutes plus exacte. A l’inverse, les personnes appartenant au second groupe auraient tendance à faire plusieurs choses à la fois, ce qui générerait leur retard systématique.

 

Le retardataire signifie: « Mon temps compte plus que le tien »

De quoi voir dans l’attente que l’on nous impose une volonté d’affirmer son pouvoir, ou tout du moins de mettre les autres à son rythme. « Quand on attend quelqu’un qui est en retard, on a l’impression qu’il nous signifie, ‘mon temps compte plus que le tien' », détaille Sylvaine Pascual, consultante spécialisée dans le bien-être au travail.

Être pressé et débordé serait ainsi une forme de caution démontrant l’importance de sa vie, la garantie d’être quelqu’un qui compte. « Le tout, c’est de bien identifier quand est-ce que le retard survient, explique Sylvaine Pascual. Si une personne qui est toujours arrivée à l’heure au travail se met soudainement à être systématiquement en retard, cela peut être le signe qu’on lui en demande trop, qu’elle a des objectifs inatteignables. En revanche, si l’on fait patienter quelqu’un dans le cadre d’un rendez-vous galant, cela relève de l’envie de se faire désirer. »

 

Se fixer des objectifs simples

Un chemin introspectif s’ouvre alors au retardataire pour découvrir les véritables causes de son mal. Est-ce le stress? Un sentiment d’angoisse vis-à-vis de ceux qui l’attendent? Une trop grande rêverie? Une volonté de se forger une image inaccessible? Après cette première phase, il peut améliorer son comportement progressivement et en douceur.

« Tentez déjà de vous fixer des objectifs simples. Je ne vous parle ni de voeux pieux, ni d’objectifs vagues. On arrête de vouloir lire Guerre et Paix en une nuit, plaisante Jane Burka, psychologue américaine spécialiste de la procrastination et auteure d’un livre à succès traduit en français, Comment ne plus être en retard (éd.Payot et Rivages).

Jointe par mail, elle conseille de « décomposer en petites étapes ce que l’on a à faire ». « Face à une liste importante de choses à faire qui vous stresse, prenez 15 minutes pour réfléchir à comment vous allez vous y prendre. »

 

Apprendre l’indulgence

Une méthode qui pourrait séduire Anissa. « Je suis devenue une grande adepte des listes. J’en fait sur mon téléphone, confie la jeune femme avec un grand sourire. J’essaie de tout minuter, du moment où je me lève, jusqu’à mon arrivée au travail. Mais je le fais à l’avance pour que ce ne soit pas trop stressant, la veille par exemple. »

De la part de l’entourage des personnes en retard, l’indulgence est de mise. « Cela ne sert à rien d’asséner remarques et critiques du genre: ‘Pourquoi es-tu toujours en retard, alors que les autres, non?’ Un retardataire pense différemment de vous. Il ne gère pas de la même manière son anxiété et n’a pas la même perception du temps. Établissez avec lui un calendrier raisonnable pour l’aider à s’améliorer », recommande Jane Burka. De quoi remettre, petit à petit, les pendules à l’heure.

 

Source: L’Express

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Bourrée de graisses saturées, elle se taille pourtant une place de choix dans l’alimentation-santé. L’huile de noix de coco fait-elle mincir? Quels sont ses bienfaits? Les raisons de l’engouement et l’explication du paradoxe.

D’où vient l’huile de coco?

L’huile de coco nous arrive d’Asie, des îles du Pacifique, d’Afrique et d’Amérique centrale: là où la noix de coco pousse naturellement. Un cocotier produit de 50 à 150 fruits par an et il faut 11 à 12 mois pour que le fruit arrive à maturité.

Comment l’obtient-on?

L’huile est issue de la pression mécanique de la chair fraîche, ce qui explique qu’elle garde un petit goût subtil qui parfume les plats. On dit alors que c’est une huile de coco vierge. Il ne faut pas la confondre avec l’huile de coprah -ou copra-, qui est faite à partir de la chair séchée de la noix et qui subit un traitement bien différent: elle est blanchie à travers des filtres à carbone, raffinée -pour éliminer les bactéries et moisissures qui se sont formées lors du séchage dans des lieux où il fait humide et chaud- et enfin désodorisée. Comme cette huile est le plus souvent hydrogénée, sa teneur en acide gras trans la rend moins favorable pour l’organisme et le processus de raffinage lui fait perdre ses nutriments. Elle est utilisée par l’industrie agro-alimentaire pour les pâtisseries industrielles, confiseries et fritures.

Quels sont ses bienfaits?

Ce qui surprend avec l’huile de coco, c’est précisément que ses bienfaits sont dus à ce qu’on lui reproche! Les recommandations pour une alimentation saine avaient autrefois tendance à accuser les acides gras saturés d’être responsables de l’obésité et des maladies cardiovasculaires. L’huile de coco, malgré sa grande teneur en acides gras saturés, aurait au contraire un effet protecteur sur les artères et le coeur, notamment grâce à son processus de métabolisation: le corps utilise immédiatement les réserves de gras, sans les stocker. Pas de risques de dépôts qui pourraient, à terme, boucher les artères.

En outre, certains avancent son utilité contre la maladie d’Alzheimer. Et ce, après la publication d’un livre écrit par le docteur Mary Newport, qui a accompagné son mari atteint. Après des recherches sur l’huile, Mary Newport formule l’hypothèse suivante: comme le cerveau des malades d’Alzheimer n’est plus en mesure d’utiliser les sucres contenus dans le sang, les acides gras à chaîne moyenne de l’huile de noix de coco se comporteraient comme un substitut au glucose. Si elle a obtenu une stabilisation de l’état de santé de son époux, il est pour le moment impossible de généraliser ce cas unique en décrétant que l’huile de noix de coco est une panacée contre Alzheimer, tant les études sur le sujets manquent.

Enfin, l’usage traditionnel qui est fait de cette huile dans de nombreux pays -comme en Inde- prête à l’huile de noix de coco des vertus antibactériennes et antimicrobiennes. L’acide laurique en particulier, présent à 48% dans l’huile de noix de coco, aurait une efficacité sur les poussées du virus de l’herpès.

Pourquoi est-elle la star de la cuisine santé?

Elle peut se cuire à haute température sans se dénaturer (contrairement aux huiles poly-insaturées, comme l’huile de lin ou de noix, qui sont très fragiles et qu’il ne faut pas faire cuire) et réhabilite donc la friture, ce qui est une nouvelle plutôt réjouissante.

Sa facilité d’absorption par les intestins puis d’utilisation par le foie en fait un produit de choix pour les gens souhaitant mettre en place un régime cétogène. Ce dernier vise à permettre au corps de produire lui-même son énergie sans dépendre d’apports extérieurs de glucose. Un mécanisme métabolique qui se produit naturellement lors d’un jeûne. Produire les mêmes effets, sans pour autant arrêter de manger: voici un autre paradoxe qui fait le succès de cette huile.

L’huile de noix de coco est aussi un véritable atout pour les personnes vegan/végétaliennes (alimentation sans produits et sous-produits animaux) car elle se substitue parfaitement au beurre: il est ainsi possible de faire des pâtisseries ou des pâtes à tartes aussi facilement qu’en utilisant du beurre.

Un régime alimentaire avec de l’huile de coco fait-il mincir?

Dans le cas d’une alimentation équilibrée, sans excès de calories, on attribue à l’huile de noix de coco la capacité d’augmenter l’activité des cellules -donc la dépense d’énergie- pour assimiler les aliments. Ce principe se nomme la thermogenèse. Chaque aliment en induit une différente. Ainsi, les protéines l’augmentent, ce qui explique entre autres que la viande occupe souvent une place de choix lors d’un régime. L’huile de coco semble faire brûler plus de calories que n’importe quelle autre source de graisses.

Cependant, peu d’études viennent confirmer qu’elle aide à mincir. Seule une étude canadienne de 2003 fait état d’une perte de 500 grammes au bout d’un mois de consommation, avec une stabilisation de la thermogenèse au bout de 28 jours. En résumé, si l’huile de coco augmente la dépense calorique du corps, son effet ne dure qu’un mois, temps au-delà duquel le corps s’habitue et cesse de perdre du poids.

Un soin beauté efficace?

Comme l’huile d’avocat, l’huile de noix de coco peut migrer du placard de la cuisine à celui de la salle de bain. Pratique lorsque le pot de crème hydratante est vide, que l’on a plus sous la main son démaquillant (même pour le mascara waterproof), que l’on veut prendre soin de ses cheveux et hydrater ses ongles. L’huile de coco sent bon et nourrit la peau. Les vrais aficionados l’utilisent même pour faire du dentifrice ou des bains bouche car elle a la réputation de maintenir une belle dentition et de blanchir les dents.

Quels sont les risques?

Une consommation quotidienne raisonnable (de une à trois cuillères à soupe) n’entraîne aucun risque pour la santé lorsque l’huile est vierge, c’est-à-dire pas hydrogénée, et ne contient pas de sulfites(conservateurs). Les personnes allergiques aux noix n’ont pas d’inquiétudes à avoir car l’appellation est trompeuse: la noix de coco n’est pas une noix. Il est néanmoins possible que des allergies se déclenchent comme avec n’importe quel autre aliment.

Faut-il privilégier les huiles biologiques?

La culture de la noix de coco ne nécessite pas l’usage d’engrais et de pesticides. La principale maladie du cocotier -le jaunissement mortel- est combattue par un antibiotique qui agit à titre préventif, mais son usage n’est absolument pas généralisé: les plantations uniquement en Floride en bénéficient. Seul le mode d’extraction est susceptible d’en modifier la qualité: préférez une huile de coco extraite par pression à froid qui conserve les graisses de bonne qualité.

Le mode de production des cocotiers semble durable, contrairement à sa cousine l’huile de palme qui défraie la chronique en étant la cause de déforestations massives. Le coût environnemental n’est cependant pas neutre, puisque, produit dans les îles, il faut bien faire voyager l’huile de noix de coco jusqu’aux régions non tropicales…

 

Source: L’Express

Certaines personnes vivent dans un esprit de sacrifice permanent, forçant souvent l’admiration de leur entourage. Que cache ce besoin que les autres aient besoin de nous?

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Le pain fait-il grossir? Peut-on en manger tous les jours? Tous les pains se valent-ils? Le bio est-il meilleur pour la santé?

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Donner le sein ou opter pour le biberon? Pendant la grossesse, cette question éminemment personnelle se pose. Sandra Parrinello, infirmière puéricultrice et consultante en lactation, nous aide à démêler le vrai du faux sur l’allaitement.

 

On doit continuer à faire attention à son alimentation

Faux

« On peut tout à fait retrouver une alimentation normale durant l’allaitement. Les risques de toxoplasmose et de listériose, des infections dangereuses pour le foetus, n’existent plus. Tout d’abord, car elles ne passent que très rarement dans le lait. Mais aussi car le lait maternel contient des anticorps qui protège le bébé des bactéries, virus, mycoses et autres parasites », explique Sandra Parrinello.

En revanche, l’alcool et le café sont déconseillés car ils passent très rapidement dans le lait. Si on n’arrive pas à complètement arrêter de fumer, on essaye de diminuer au maximum sa consommation de cigarettes. En dernier recours, il est également préférable de fumer après une tétée, et non avant, car la nicotine passe dans le lait.

 

Il est possible d’augmenter sa production de lait

Vrai

Le volume de lait est régulé par un système dit de « feedback« : lorsque les seins sont pleins, la production de lait est automatiquement freinée. Lorsqu’ils se vident lors de la tétée, la production se remet en route sous l’action de l’ocytocine et de la prolactine. Ces deux principales hormones de l’allaitement sont sécrétées par l’hypophyse lorsque le bébé stimule le mamelon.

« Autrement dit, à chaque tétée, un message est envoyé au cerveaupour que du lait soit produit à mesure que le stock diminue. C’est le bébé qui fait faire le lait à sa mère: si on veut augmenter la quantité de lait produite, il faut donc plus de tétées », schématise Sandra Parrinello. A l’inverse, si on espace les tétées ou qu’on les minute, la production de lait diminue.

 

Allaiter déforme les seins

Vrai et faux

Pendant la grossesse puis pendant la période d’allaitement, le volume mammaire augmente sous l’effet des hormones. Lorsque l’on arrête d’allaiter, les seins retrouvent leur taille d’origine. « Mais selon la prise de volume, il se peut que l’on ait une poitrine relâchée ou moins ferme. Cela varie d’une femme à l’autre », précise Sandra Parrinello, consultante en lactation.

Géraldine, 31 ans, a allaité dix mois. Depuis le sevrage, il y a un mois, ses seins ont perdu en volume et ne sont plus aussi fermes qu’avant. « Pour remédier à cela, je vais reprendre le sport et muscler ma poitrine« , explique-t-elle.

Le choix du soutien-gorge est capital: « Pendant la grossesse, il est conseillé de porter des soutiens-gorge qui maintiennent parfaitement la poitrine, poursuit Sandra Parrinello. Les soutiens-gorge spécial allaitement, eux, s’ouvrent pour dégager le sein grâce à un petit clip. »

 

Allaiter fait mal

Vrai et faux

Si une douleur se manifeste au niveau des mamelons, c’est signe que la position de bébé et sa prise en bouche sont inadéquates. Il ne prend sûrement que le mamelon et pas l’aréole. Sa bouche pince alors le sein.

Pour éviter les douleurs et faciliter la tétée, il est conseillé de pratiquer un massage aréolaire -on se masse l’aréole du bout des doigts en faisant des mouvements circulaires- pour l’assouplir et faire ressortir le mamelon. La prise en bouche sera meilleure et le transfert de lait plus efficace. En cas de doute, n’hésitez pas à consulter uneconsultante en lactation.

 

Il faut avoir de gros seins pour allaiter

Faux

« Peu importe la taille des seins avant la grossesse. Sous l’effet des hormones, ils se modifient et se préparent à l’allaitement », rassure Sandra Parrinello. Géraldine et son 85 B en sont la preuve: « J’avais des petits seins. Ils sont pourtant devenus très productifs! »

En effet, même s’ils grossissent sous l’effet des hormones, des petits seins auront sûrement une capacité de stockage plus faible que des gros seins. On pourra alors donner la tétée plus souvent pour que bébé soit suffisamment nourri.

 

La tétée, c’est toutes les trois heures

Faux

« Il n’y a pas de règles. Chaque enfant a son propre rythme », rassure Sandra Parrinello. « Ainsi, certains bébés vont téter toutes les heures, d’autres toutes les trois heures, tout dépend de l’enfant. Mais cela dépend également de la capacité de stockage des seins: si elle est moins importante, il faudra donner plus souvent la tétée. »

Dès qu’il est en éveil, qu’il ouvre les yeux, fait des mouvements desuccions avec sa bouche, tourne la tête de part et d’autre, le bébé manifeste sa faim. En dernier recours, il pleure. Il vaudra mieux le nourrir avant, lorsqu’il est encore calme.

Il faut simplement être vigilant dans les premiers jours, lors de la « phase colostrale ». Durant les trois ou quatre jours suivant la naissance, le bébé est nourri au colostrum, un lait secrété en fin de gestation, riche en protéines et en anticorps. Ce liquide est très nourrissant. Le bébé doit téter minimum huit fois en 24 heures. Ensuite, le colostrum fait place au « lait de transition » et enfin, au lait maternel pour répondre aux nouveaux besoins de l’enfant.

 

Il faut alterner les deux seins

Vrai et faux

Au cours de la tétée, le lait évolue. Au début, il est riche en eau et en lactose, pour répondre à la soif de bébé. Puis il devient riche en graisses. « Il vaut mieux donner un sein à chaque tétée afin que le bébé reçoive les lipides de fin de tétée, conseille Sandra Parrinello. Le bébé reçoit ainsi tous les nutriments dont il a besoin. »

Certaines femmes devront donner les deux seins à chaque tétée: si le sein est assoupli et qu’au massage aréolaire le lait vient difficilement, que le bébé réclame encore, alors il faut passer à l’autre sein. Enfin, si un sein suffit pour une tétée, on peut prendre l’autre sein pour la tétée suivante.

Il se peut que le bébé tète mais n’avale pas

Vrai

Parfois, il se peut que le bébé saisisse mal l’aréole et n’avale pas correctement. Un bébé qui tète mal émet des bruits de déglutition irréguliers et pince les lèvres. « Afin de s’assurer qu’il y ait bien transfert de lait, on peut observer bébé: il doit faire des mouvements amples avec sa bouche et sa déglutition doit être visible et audible », précise Sandra Parrinello. Autre indice: le sein doit s’assouplir au fil de la tétée, puisqu’il se vide.

De plus, on vérifie les « sorties »: les urines de bébé doivent être fréquentes, au moins six couches d’urines sur 24h. L’absence de selles pendant une journée entière peut donc aussi alerter. On veille également à la prise de poids de bébé: il doit prendre 200g par semaine les trois premiers mois puis 500g par mois jusqu’à six mois.

Si on allaite, il ne faut pas donner de biberons en parallèle

Faux

Si les parents souhaitent que le conjoint puisse donner le biberon, ils peuvent choisir un allaitement mixte, en donnant à la fois du lait maternel et du lait infantile. Il est préférable de demander conseil à son pédiatre ou à une conseillère en lactation pour bien le choisir.

« Le seul risque, en alternant sein et tétine, est que bébé confonde ces deux modes de succion et qu’il rencontre davantage de difficulté à téter au sein, la tétine demandant peu d’efforts à bébé car le lait coule tout seul », détaille Sandra Parrinello.

Dès lors qu’on désire un allaitement mixte, il est conseillé d’attendre six semaines que bébé soit bien habitué à la succion du sein pour introduire la tétine.

Allaiter permet de retrouver son ventre

Vrai et faux

Lorsque l’on allaite, on peut ressentir des contractions de l’utérussous l’action de l’ocytocine. « Les premiers jours, au moment des tétées, je sentais des sortes de crampes qui ressemblaient aux douleurs des règles », confie Géraldine.

Ces contractions témoignent d’un utérus qui revient à la normale. C’est ce qu’on appelle l’involution de l’utérus. En retrouvant sa forme et sa taille d’origine, ce dernier contribue à faire dégonfler le ventre.

Mais cela ne fait pas tout. « Pour ce qui est de retrouver un ventre plat, c’est autre chose, continue Géraldine. J’ai pris 22 kilos pendant ma grossesse. Je suis loin d’avoir retrouvé mon poids de forme bien que mon utérus ait retrouvé sa place », conclut-elle.

 

Source: L’Express

Les applications proposent souvent des programmes de méditation à personnaliser. Getty Images

Les applications proposent souvent des programmes de méditation à personnaliser. Getty Images

 

Messages en rafale, appels incessants, notifications des réseaux sociaux: notre téléphone nous maintient en alerte, nous empêchant souvent de prendre du temps pour nous recentrer. Il peut pourtant être utilisé autrement et nous accompagner sur la voie de la méditation.

Il suffit de quelques minutes par jour consacrées à la méditation pour en ressentir les bienfaits. Mais si certains méditent comme Monsieur Jourdain fait de la prose, pour d’autres le concept reste flou et la pratique difficile. Voici dix applications qui promettent de vous guider vers plus de sérénité, où que vous soyez et à n’importe quelle heure.

Méditer avec Christophe André

On ne présente plus Christophe André, grand ambassadeur en France de la méditation et de la pleine conscience. Cette application est une sorte de prolongement de son best-seller, Méditer, jour après jour, (éd. L’Iconoclaste).

Comment ça marche?

Avant de commencer, des tests sont proposés pour cibler vos besoins de méditation en fonction de votre état d’esprit. Vous pouvez ensuite choisir vos exercices -sessions de respiration ou travail sur la posture par exemple- chacun d’entre eux étant accompagné de conseils pratiques pour vous guider.

Le plus: La voix de Christophe André, apaisante et rassurante, et la possibilité de commencer par des sessions de trois minutes.

Méditer avec Christophe André, 4,99 euros, sur l’App Store et Google Play

Petit BamBou

Cette appli créée par un enseignant-chercheur grenoblois officiant à l’Ecole de Management de Grenoble est sans doute l’une des plus connues en France, notamment en raison de sa gratuité et de sa convivialité.

Comment ça marche?

De courtes histoires mettent en scène une analogie pour expliquer pédagogiquement les principes de la méditation. La bulle de savon, par exemple, est évoquée pour incarner nos émotions. Nous pouvons les observer pour ce qu’elles sont, des sensations éphémères qui s’envolent, portées par le vent, jusqu’à se désagréger, comme ces fameuses bulles de savon que nous aimions enfant. Plusieurs exercices sont proposés, avec différentes voix, sur des thématiques variées: la force du sourire, les noeuds de tension, etc.

Le plus: La gratuité et l’ergonomie de l’application, très agréable d’utilisation. A noter que l’on peut s’abonner pour bénéficier de plus d’exercices.

Petit BamBou, gratuit pour 8 séances de méditation, 4,99 euros par mois pour 60 séances, sur App Store et Google Play

LIRE AUSSI >> VIDEOS. Apprendre à méditer: 10 exercices de relaxation à faire chez soi

Maman Zen

Créée par Julie Lemaire, sophrologue spécialiste de la périnatalité et créatrice du blog Maman Zen, cette application propose aux jeunes mères d’endiguer la fatigue grâce à de courts exercices de méditation.

Comment ça marche?

Sept méditations guidées sont proposées. Aucune ne dépasse 20 minutes, le programme étant pensé pour les mamans débordées qui n’ont pas le temps de consacrer des heures à la relaxation. Les thématiques vont de l’endormissement en douceur au lâcher-prise, en passant par le développement de la confiance en soi.

Le plus: Vous pouvez créer vos propres routines de méditation.

Maman ZenPack Meditation, 19 euros

Pleine conscience

Avec plus de 500.000 utilisateurs, c’est l’une des applications santé les plus téléchargées, directement inspirée du programme de Jon Kabat-Zin, pionnier de la pleine conscience.

Comment ça marche?

Sept catégories de méditations sont proposées en fonction de l’humeur du moment. Les exercices guidés durent de de 3 à 30 minutes et consistent par exemple à « scanner » son corps pour s’ancrer dans l’instant présent, sans se laisser dépasser par ses émotions mais sans les rejeter non plus. Sont également disponibles des méditations silencieuses, des méditations personnalisées ainsi que des annonces de pleine conscience pour vous aider à être dans le moment présent.

Le plus: Une fonction de rappel vous signale qu’il est temps de méditer. On a aussi accès à un catalogue d’ouvrages sur la pleine conscience.

Pleine conscience, 1,99 euro, sur App Store et Google Play

Zenfie

Conçue par Jean Doridot, psychologue français et spécialiste du développement personnel, cette application s’adresse aussi bien aux adultes qu’aux plus jeunes, dès trois ans.

Comment ça marche?

Le module adulte remplit divers objectifs, tels que « booster son énergie », « chasser ses angoisses », « améliorer son bien-être au sein de l’entreprise ». Concrètement, il est composé de messages audio ou vidéo, délivrant des conseils et des exercices pratiques à réaliser depuis son domicile ou son bureau. Le module enfant propose quant à lui des contes métaphoriques d’une dizaine de minutes racontés par Jean Doridot, sur des sujets tels que la difficulté à s’endormir ou le pipi au lit.

Le plus: Clairement, la partie destinée aux enfants, qui fait toute l’originalité de cette application.

Zenfie, programme découverte gratuit, puis tarifs modulables en fonction des programmes choisis, sur App Store et Google Play

Imagine Clarity

Une application en anglais conçue par le moine bouddhiste Matthieu Ricard, scientifique, auteur, photographe et fondateur de l’organisation humanitaire Karuna-Shechen.

Comment ça marche?

Des exercices guidés de méditation par Matthieu Ricard lui-même, des « pensées positives » envoyées régulièrement et des textes plus longs sur la philosophie bouddhiste, voici en résumé ce que propose cette application au design très léché, véritable aller-simple vers l’Asie. La version en français devrait sortir à l’automne.

Le plus: l’expertise de Matthieu Ricard, personne légitime s’il en est sur le sujet.

Imagine Clarity, en anglais, gratuit, sur App Store et Google Play

RespiRelax

Une application gratuite de cohérence cardiaque créée par les Thermes d’Allevard et destinée à « tous ceux qui mènent une vie à 200 km/h ».

Comment ça marche?

Cette application mobile promet d’atteindre en quelques minutes un état de cohérence cardiaque, à savoir un stade physiologique dans lequel les systèmes -nerveux, cardio-vasculaire, hormonal et immunitaire- travaillent de manière harmonieuse. Les exercices permettent d’apprendre à contrôler inspirations et expirations en paramétrant des sessions minutées. On n’est plus vraiment dans de la méditation mais davantage dans de la relaxation.

Le plus: La gratuité et surtout les bienfaits notamment sur la tension et le rythme cardiaque de ces exercices très faciles.

Respirelax, gratuit, sur App Store

Headspace

Créée par Andy Puddicombe, ancien moine tibétain, qui a surfé très tôt sur la vague de la méditation, cette application est plébiscitée par Gwyneth Paltrow.

Comment ça marche?

Outre les guides de méditation assez classiques, l’application propose beaucoup de vidéos et animations bien conçues, qui servent de support aux exercices. L’idée est par exemple de se détendre et de visualiser pendant dix minutes ses pensées comme des voitures sur une autoroute, sans essayer de monter dans chacun de ces véhicules. Petit à petit, on peut augmenter la durée de méditation.

Le plus: L’interactivité, avec des fonctionnalités qui permettent par exemple de savoir combien de personnes méditent en même temps que vous ou de retrouver des amis utilisant l’application.

Headspace, en anglais, gratuit pour 10 minutes de méditation, payant au delà, sur App Store et Google Play

LIRE AUSSI >> Deepak Chopra: « Il faut démocratiser la pratique de la méditation »

Autohypnose

Cette application a été conçue par l’hypnologue et formatrice en hypnose thérapeutique canadienne Francine Boisvert. Elle se veut un outil pour profiter des bienfaits de l’hypnose, peu importe où l’on se trouve.

Comment ça marche?

L’idée est de se visualiser dans un tipi, assis par terre, les mains à plat sur les cuisses et le dos droit et de se laisser porter par les séances de méditation. Vous êtes invité à imaginer qu’une boule d’énergie circule autour de vous. Vous en admirez les couleurs. Le propos est assez métaphysique mais on sort apaisé de ces quelques minutes de pause.

Le plus: l’accent québécois de Francine Boisvert, véritable invitation au voyage!

Autohypnose, gratuite dans sa version d’essai, tarifs modulables ensuite, sur App Store

Pranayama

Pranayama est un terme sanskrit désignant la discipline du souffle dans le yoga. Prãna signifie « souffle, énergie » et â-yãma « maîtrise ». Le contrôle de la respiration est son aspect le plus important. Cette application vise à apprendre cette méthode pour canaliser son souffle.

Comment ça marche?

L’application propose des séances guidées avec sons apaisants et visuels animés amenant peu à peu l’élève vers des souffles plus profonds et plus lents. Il en résulte un sentiment de détente, une énergie accrue et une meilleure concentration.

Le plus: Les graphiques animés qui permettent de mieux visualiser l’effet de la respiration sur chaque partie du corps.

Pranayama, en français et en anglais, gratuit sur App Store et Google Play

 

Source: L’Express

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Un homme a foncé dans la foule avec un camion ce 14 juillet à Nice. Comment les parents peuvent-ils répondre aux questions des enfants sur le terrorisme, sans transmettre leurs propres angoisses?

Ce 14 juillet au soir, un homme au volant d’un camion a foncé dans la foule sur la promenade des Anglais, à Nice, provoquant la mort d’au moins 84 personnes. Couvert par les médias, le sujet sensible du terrorisme nécessite d’être abordé pour contenir l’éventuelle inquiétude qu’il provoque et limiter son impact dans les foyers. Comment aborder la question en famille? Eléments de réponse.

Répondre à toutes les questions

« Le dialogue est la clé », assure Anne Bacus, psychologue clinicienne spécialiste de la famille. « Demandez à votre enfant ce qu’il ressent face à cette injustice. Invitez-le à partager avec vous ses émotions. » Il ne faut surtout pas faire du terrorisme un tabou à la maison (ou ailleurs). « L’enfant est pourvu d’une capacité de penser », rappelle Alix Foulard, psychologue, coach et praticien chercheur. « Mais c’est une personne qui a son propre niveau de maturité, en fonction de son âge et de son vécu. Il ne faut donc pas le brusquer, mais engager la discussion avec prudence, adapter son discours, sans le polluer avec des problèmes d’adultes ». Ne rentrez pas dans les détails complexes. « Cela ne sert à rien d’essayer de tout lui expliquer. Inutile de tenter de lui faire comprendre la différence entre musulman et islamiste, par exemple. Il faut rester clair, tout en se méfiant des raccourcis simplistes. »

Evitez cependant d’édulcorer la vérité. « Il ne faut pas faire vivre les enfants dans un monde truqué », explique Pierre Mannoni, psychologue et enseignant chercheur à la retraite. « Si vous leur racontez des mensonges, ils n’auront plus confiance en vous et iront chercher les informations auprès de sources pas forcément fiables. Ne fuyez aucune question », encourage le spécialiste.

Le choc des images

Difficile d’y échapper. Les images des fusillades sont diffusées en boucle. Et risquent de s’imprimer dans la tête de ceux qui pourraient se trouver exposés. « Vous n’allez évidemment pas allumer votre poste sur BFM TV et vous installer en famille sur le canapé! » lance Alix Foulard, qui conseille de garder les enfants à distance des chaînes d’information en continu ou du JT. Même avis pour sa consoeur Anne Bacus, qui préconise: « Tenez les enfants âgés de moins de 7 ou 10 ans éloignés de la télévision. Les images ont un impact plus fort que les mots sur le psychisme. Les parents doivent tenir leur rôle de pare-excitation, c’est-à-dire protéger leurs enfants d’images si fortes qu’elles deviennent traumatisantes. Cela leur évitera bien des cauchemars! »

Anne Bacus ajoute: « Les adolescents ont davantage conscience du bien et du mal, de la vie et de la mort. On ne peut donc pas faire comme si rien ne s’était passé. Ils vont de toute façon y être exposés. Dans ce cas, il faut en parler, pour mettre l’horreur à distance. » Il est -quasiment- impossible que les jeunes de 12 à 18 ans aient échappé aux vidéos ou images circulant sur les réseaux sociaux. « Ils sont nés avec des portables ou des manettes de jeux vidéo dans la main! », ironise Alix Foulard. « Sauf que là, ce n’est pas virtuel, mais bien réel. » Une fois encore, il ne faut pas en minimiser l’emprise, et ouvrir le débat. « Comme les adultes, les ados sont en capacité de supporter une certaine dose d’images choquantes », déclare Pierre Mannoni.

Continuer à vivre normalement

La peur du terrorisme est en chacun de nous. Les parents doivent au maximum essayer de ne pas transmettre leurs propres angoisses. « Cela ne sert à rien de lui dire de rester vigilant. Il est impossible de prédire ce genre d’évènement », reconnaît Anne Bacus. La police et l’armée sont là pour les protéger. « A l’inverse, ne lui dites pas qu’il ne craint rien. On ne sait jamais ce qu’il peut arriver. Il faut continuer à vivre normalement. Rappelons que le risque est bien plus grand qu’il se fasse renverser par une voiture en allant à pieds à l’école, plutôt qu’il se retrouve dans un attentat! Essayez de vous maîtriser et derester rationnel. Contenez vos propres émotions (peur, colère, tristesse…) pour ne pas les diffuser au sein de votre famille. »

« Expliquez-lui que ce qui fait notre force, c’est justement de ne pas obéir à la peur. Le courage n’est pas du côté des Kalachnikovs, mais de ceux qui refusent la violence. Discutez de la solidarité qui s’est mise en place, de la mobilisation et des hommages à travers le monde entier. Proposez aux plus grands de vous rendre aux marches de soutien. »

Et après?

Les parents se doivent de rester vigilants. « Soyez en alerte dans les jours qui suivent votre discussion », prévient Anne Bacus. « Le sujet est forcément abordé à l’école, que ce soit en classe par les enseignants, ou dans la cour de récréation avec ses camarades. Demandez-lui comment ça se passe. Écoutez ce qui se dit à la sortie de son établissement scolaire, rectifiez si besoin. Restez attentif à un éventuel changement de comportement, comme des troubles du sommeil, une perte d’appétit ou la peur de rester tout seul, qui pourraient traduire un état d’anxiété. »

« Faites aussi attention à la porosité de vos opinions politiques », met en garde Anne Bacus. « Evitez de les politiser, cela arrivera bien assez vite! », avertit Pierre Mannoni. « Expliquez-lui que ses copains d’origine arabe ne sont pas des ennemis potentiels, ne représentent pas une menace et n’en demeurent pas moins fréquentables. On peut vite tomber dans le racisme. » Evitez le piège.

 

Source: L’Express


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