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Quand son interlocuteur regarde son téléphone alors qu’on lui parle, c’est agaçant. La pratique est pourtant devenue très commune.

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« Nous sommes tous des phubbers », pourrait dire la Bible du numérique. Répétons ensemble : je phubbe, tu phubbes, il phubbe, nous phubbons, vous phubbez… De quoi parle-t-on ? D’une impolitesse 2.0 croissante : le fait de regarder son téléphone quand quelqu’un vous parle quelque chose.

« Phubbing » est une contraction de « phone » (« téléphone ») et « snubbing » (« snober »), qui pourrait se traduire par « télésnober ». Le terme a été créé en 2013 par le jeune Australien Alex Haugh qui n’en pouvait plus de constater le phénomène autour de lui. Et l’expression vient d’être popularisée la semaine dernière par l’émission « Saturday Night Live », les internautes américains se plaignant désormais des malotrus, pointe CNN.

La pratique a pourtant court depuis l’émergence des smartphones. L’écran tactile a, à partir de l’iPhone en 2007, grandement facilité l’accès à ses e-mails et ses réseaux sociaux de n’importe où. Conséquence : on regarde en moyenne son smartphone 221 fois par jour, une utilisation quotidienne de 3h16.

« Une de mes amies passe son temps à regarder son fil Facebook pendant qu’on discute », raconte Julie, 29 ans. « Ce n’est pas tant pour publier ou liker, mais pour regarder la vie des autres de manière insatiable, quitte à ne pas regarder la personne en face d’elle. »Elle poursuit : « C’est très frustrant de ne pas réussir à capter le regard de son amie. Elle est si souvent absente qu’elle en oublie le prénom d’une amie en commun… C’est tellement agaçant que maintenant j’évite de la voir. »

Au gré des témoignages recueillis pour cet article, sont rapportées des situations cocasses, voire invraisemblables. Nicolas, 32 ans, confie que récemment, il regardait un match de foot avec 3 amis. Personne ne parlait, mais ils « discutaient tous ensemble » dans une conversation commune sur l’application Whatsapp, « parce qu’un cinquième ami n’avait pas pu venir ».

78% des Français passent 15 minutes sur leur smartphone juste avant de se coucher, et 75% consultent pendant un quart d’heure l’appareil dès le réveil.

Le phubbing est un mal qui s’est insinué dans les diners, dans les apéros, dans les réunions, devant la télé et au cinéma, voire même au lit. Une récente étude de l’université Baylor au Texas (Etats-Unis) met en lumière plusieurs situations de plus en plus communes dans les couples :

  • Il/Elle sort son téléphone de sa poche durant un diner ;
  • Il/Elle positionne son portable de manière à pouvoir le voir ;
  • Il/Elle conserve son smartphone dans la main ;
  • En pleine conversation, il/elle se détourne après une sonnerie ou un bip ;
  • Il/Elle jette un regard à son téléphone tout en parlant ;
  • Au premier temps mort dans une conversation, il/elle saisit son portable.

Quelque chose semble familier ?

Jusque pendant le sexe

Extrait d'une publicité pour Showroomprivé

Extrait d’une publicité pour Showroomprivé

Selon les chercheurs, ces situations mènent bien souvent à une dispute et à une insatisfaction dans la relation. « Quelque chose d’aussi courant que le téléphone peut saper le fondement de notre bonheur – notre relation amoureuse », souligne James Roberts au « Washington Post« .

Je me suis plusieurs fois disputé avec ma copine qui, dès qu’elle rentre à la maison, se colle sur son portable », confie Mathieu, 30 ans. « Mais c’est dur de lui en vouloir, parce qu’à d’autres moments, je suis pareil… »

C’est tout le paradoxe du phubbing : comment reprocher aux autres ce qu’on fait soi-même ? Barbara, 25 ans, dit avoir « reproché à son copain de trop regarder son portable quand [ils] sont avec des amis ». Tout en avouant « passer bien 10 minutes chaque soir avant de se coucher sur son téléphone : d’abord pour régler le réveil, avant d’être happé par Instagram » et consorts.

Il y a aussi les phubbers jusqu’aux-boutistes qui ne lâchent pas leur téléphone, même pendant l’acte sexuel : 36% des Britanniques se disent prêts à répondre à un appel pendant l’amour, et une Européenne sur 5 affirmeconsulter son portable lors de l’accouplement.

« Le pire, c’est le chef »

Mais le problème du phubbing est bien loin de se limiter au couple. Les chercheurs du Texas pointent un autre lieu où l’incivilité règne : au bureau. Et plus particulier chez les managers.

En réunion, il y a toujours quelqu’un en train de regarder son portable, surtout pour surveiller les e-mails », raconte Alice, 35 ans. « Mais le pire, c’est le chef. Parfois, tu lui parles et il a le nez collé sur son téléphone. Alors tu t’arrêtes, et tu vois qu’il ne t’écoute clairement pas. C’est agaçant, mais on ne peut rien dire… »

Constat partagé par Vincent, 46 ans, et représentant du CHSCT de son entreprise : « A chaque réunion, le directeur général est vouté sur son smartphone, à envoyer des SMS, même quand on lui parle directement. Dès qu’on s’arrête, il relève la tête et dit ‘Je vous écoute, je vous écoute’, avant de se pencher de nouveau. Ça montre son mépris flagrant pour ses interlocuteurs. »

Il faut en moyenne 64 secondes pour reprendre le fil de sa pensée après la réception d’un e-mail.

Dans l’étude de l’université Baylor, les salariés interrogés disent avoir moins confiance en un chef phubber. Pis, cette perte de confiance affecte la productivité, puisqu’elle conduit à une démotivation au travail, à une baisse de l’estime de soi, voire à une crainte pour sa carrière. Les employés ont ainsi moins d’espoirs d’évolution professionnelle, et envisagent de quitter leur entreprise.

C’est le rôle d’un manager de prendre le temps d’écouter son salarié », tranche Nicolas, 49 ans, gérant d’une société « qui ne doit pas être citée ». « Mais je dois avouer que ça m’arrive de le faire, surtout pour répondre à des e-mails urgents. On a l’illusion qu’avec le smartphone, on peut gérer trois choses à la fois. Surtout quand l’interlocuteur a du mal à capter mon attention… »

La formule de François Hollande

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François Hollande à Grenoble, en 2013 (Fayolle Pascal/Sipa)

« Les gens prêtent désormais plus d’attention à leurs téléphones qu’à vous », déplore l’Australien Alex Haugh. « Il s’agit d’un problème mondial qui doit être discuté avant qu’il ne s’aggrave. »

Le jeune homme tente ainsi de sensibiliser via son site Stop Phubbing et une page Facebook, où il égrène des statistiques farfelues sur ce phénomène qui peut mener à « la fin de la civilisation ». Alors que faut-il faire ? Quelle solution existe-t-il face à une impolitesse devenue si courante que nous la pratiquons tous ? Résister.

Pour contrer le toc, un jeu est né : le « phone stacking », soit « l’empilement des téléphones ». Concrètement, au café, au bar ou au resto, tout le monde dépose son portable au centre de la table et le premier qui récupère le sien doit payer l’addition. Radical. Dans le même genre, un restaurant de Los Angelesencourage ses clients en leur offrant une ristourne de 5% s’ils acceptent de laisser leur mobile à l’entrée.

Au bureau, il faudra peut-être s’inspirer de l’Elysée, qui a fait installer de casiers à téléphone à l’entrée du Conseil des ministres pour des réunions plus concentrées, après que François Hollande a déploré « de vraies conduites addictives » chez ses ministres.

Deux jours de prison pour des SMS

Reste une mauvaise habitude difficile à corriger : les moments d’inactivité. En attendant le bus, dans la queue du supermarché, en patientant chez le médecin… difficile de résister à l’envie de sortir son téléphone. Même Pierre Olivier Labbé, ancien accro au numérique qui a vécu 90 jours sans internet et dont il a tiré le documentaire « Digital detox », dit « continuer de dégainer [son] téléphone ».

C’est toujours un réflexe, mais cela s’explique : au même titre que la cigarette, cela donne une contenance quand on est désœuvré ! »

Certaines évidences doivent toutefois être rappelées : certains lieux interdisent le phubbing, ou plus précisément toute l’utilisation d’un mobile. Pas question d’envoyer un tweet en conduisant, de regarder son Facebook en même temps qu’un spectacle de théâtre, de sortir son portable au collège ou au centre de visas pour la Russie à Paris (« véridique » glisse une collègue), de téléphoner en passant la douane américaine, ou encore de textoter au tribunal.

Ce dernier cas a par exemple valu une condamnation de deux jours de prison à un juré dans une affaire de vol à main armée dans l’Oregon (Etats-Unis). Pis, un juge s’est auto-infligé une amende de 19 euros pour avoir dérangé le plaidoyer d’un avocat avec son portable.

Boris Manenti

Source: Nouvelobs

 

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A l’heure où les 875.000 enseignants français reprennent le chemin de l’école, le débat sur la possibilité d’augmenter leurs salaires est relancé.

 

TO GO WITH AFP STORY BY FREDERIQUE PRIS French class teacher, France Dehamel (C), gestures as she reads to sixth grade pupils during a class on Greek mythology at the Georges Clemenceau secondary school in the Goutte d'Or neighbourhood in northern Paris, on May 29, 2015. The school uses Greek mythology to help pupils with difficulties. AFP PHOTO / JOEL SAGET = RESTRICTED TO EDITORIAL USE =

TO GO WITH AFP STORY BY FREDERIQUE PRIS
French class teacher, France Dehamel (C), gestures as she reads to sixth grade pupils during a class on Greek mythology at the Georges Clemenceau secondary school in the Goutte d’Or neighbourhood in northern Paris, on May 29, 2015. The school uses Greek mythology to help pupils with difficulties. AFP PHOTO / JOEL SAGET

En proposant d’augmenter de 10% le salaire des professeurs des écoles, Alain Juppé vient de relancer le débat récurrent sur le salaire des professeurs. Mais combien gagnent-ils réellement ? Et leurs collègues étrangers sont-ils vraiment mieux traités ?

# 2.475 euros net par mois

En France, les enseignants gagnent en moyenne 2.475 euros net par mois, d’après le bilan social du ministère de l’Education de 2015 qui reprend les chiffres de 2012. Ce salaire moyen est constitué pour l’essentiel d’un fixe, le « traitement indiciaire », à quoi peuvent s’ajouter des indemnités et des primes. Mais beaucoup d’enseignants n’en touchent pas (1).

Le traitement indiciaire varie en fonction :

– de l’ancienneté,

– et de la qualification, c’est-à-dire du concours que l’enseignant a passé.

Un professeur des écoles ou un certifié commence à 2.000 euros brut mensuels (1.690 euros net) ; un agrégé, un peu au-dessus, à 2.264 euros brut (1.857 euros net).

# 2.700 à 3.200 euros net en fin de carrière 

L’enseignant est augmenté progressivement, au fur et à mesure qu’il gagne en ancienneté et change d' » échelon « . Cette progression dépend aussi de la note qui lui aura été donnée par l’inspecteur, qui vient – rarement – assister à un de vos cours. Mais tôt ou tard (après 30 ans de carrière…), on atteint le barème maximum : environ 3.300 euros brut quand on est professeur des écoles ou certifiés (2.700 euros net), environ 4.000 euros brut quand on est agrégé (3.200 euros net).

# Des primes modestes

Ce traitement de base peut donc être gonflé avec des primes et des indemnités mensuelles. Elles sont multiples (mais modestes).

– Au primaire, le professeur des écoles a droit à une indemnité de suivi des élèves (40 euros en plus), il a un bonus s’il est directeur d’école (entre 132 et 412 euros), ou s’il travaille en zone d’éducation prioritaire (96 euros)….

– Au secondaire, s’ajoutent éventuellement des indemnités de professeur principal (environ 100 euros), et surtout des heures supplémentaires, payées en moyenne 40 euros, qui expliquent une grande part l’écart entre les salaires moyens du premier et du second degré.

En additionnant son traitement et ses primes, cela donne :

– un salaire de 2.635 euros brut soit 2.189 euros nets en moyenne pour un professeur du primaire (1).

– un salaire de 3.076 euros brut mensuels, soit 2490 euros net mensuels en moyenne pour un certifié au collège.

– un salaire moyen de 4.159 brut, soit 3.483 euros net mensuels pour un agrégé au lycée. 

Sans parler des 2.000 professeurs de classes préparatoires, hors-classe, qui émargent à eux, à plus de 5.000 euros brut.

# Moins bien payés qu’à l’étranger

Les professeurs du primaire sont donc particulièrement mal lotis. Quand on passe les frontières, les comparaisons internationales montrent qu’ils touchent 435 euros de moins par mois que leurs collègues dans l’OCDE. Au collège, cette différence se réduit : les professeurs sont payés 86 euros de moins en moyenne que dans les reste de l’OCDE. Et au lycée, 72 euros de moins.

Pour autant, la situation n’est rose nulle part. Les professeurs sont les parents pauvres dans la plupart des pays de l’OCDE. Ils sont payés 20% de moins que les diplômés de l’enseignement supérieur qui travaillent à temps plein. En France, cet écart est plus marqué au primaire, où les professeurs ne touchent que 72% de ce salaire moyen. Alain Juppé est donc fondé de dénoncer leur situation.

Sans compter que celle-ci se dégrade. Entre 2000 et 2012, les salaires ont globalement augmenté dans la plupart des pays, sauf en Grèce, au Japon…et en France, où ils ont baissé de 10% (2).

Il est vrai que les enseignants français travaillent moins de jours par an que leurs homologues à l’étranger : ils assurent 144 jours d’enseignement par an en 2012 contre 180 jours en moyenne dans l’Union Européenne. Mais ce chiffre ne prend pas en compte le passage de la semaine de 4 jours à la semaine de 4,5 jours à l’école primaire suite à la réforme des rythmes scolaires.

Caroline Brizard

(1) Bilan social du ministère de l’Education 2015

(2) OCDE, Regards sur l’éducation 2014

Source: Nouvel Obs

Pour des raisons éthiques et nutritionnelles, la consommation de viande a diminué dans les pays développés. Mais elle est en nette augmentation dans les pays émergents, fortement peuplés.

A photo taken on August 27,  2013 shows hens at an intensive poultry farm in the western French town of Louannec. French poultry farmers have been hit by rising feed prices and a new European Union directive that has forced them to invest in bigger pens for their laying hens. According to the UGPVB, a union which accounts for 40 percent of French egg production, production costs in France are now running at 95 cents per kilogram of eggs, 20 cents more than current wholesale prices. AFP PHOTO / FRED TANNEAU

A photo taken on August 27, 2013 shows hens at an intensive poultry farm in the western French town of Louannec. French poultry farmers have been hit by rising feed prices and a new European Union directive that has forced them to invest in bigger pens for their laying hens. According to the UGPVB, a union which accounts for 40 percent of French egg production, production costs in France are now running at 95 cents per kilogram of eggs, 20 cents more than current wholesale prices. AFP PHOTO / FRED TANNEAU

 

PRÉVISIONS. La consommation mondiale annuelle de viande devrait continuer à progresser dans les dix prochaines années, tirée par les pays émergents, ont indiqué des chercheurs lors du 61e Congrès international des Sciences et Technologies des viandes, qui s’est achevé vendredi à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). « La tendance attendue est une augmentation de la consommation mondiale de viande de 1,6% par an lors des dix prochaines années« , a indiqué lors d’une conférence l’agroéconomiste belge Erik Mathijs, citant des chiffres récents de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture(FAO).

On mange plus de viande dans les pays émergents…

En cinquante ans, la consommation de produits carnés (viande fraîche, charcuterie, plats surgelés, conserves) a presque doublé dans le monde, passant de 23,1 kilos par personne et par an en 1961, à 42,2 kilos en 2011. « Au cours des 20 dernières années, les pays émergents ont connu une révolution de l’élevage qui a conduit à une hausse de la consommation en viande, en particulier de porc et de volaille« , a expliqué Pierre Sans, chercheur associé à l’Inra Aliss (Alimentation et Sciences sociales) d’Ivry-sur-Seine. Dans les prochaines années, les pays émergents devraient continuer de tirer vers le haut une consommation mondiale, qui s’est tassée dans les pays les plus développés (Europe de l’Ouest, Amérique du NordJapon).

… mais moins dans les pays développés

« Par exemple, en France, on est passé de 97 kilos de viande par habitant et par an à la fin des années 90 à 87 kilos en 2014« , a ajouté à l’AFP cet enseignant à l’École nationale vétérinaire de Toulouse. Les principales raisons : « le prix unitaire élevé de la viande » dans un contexte de crise économique et la « prise de conscience des consommateurs » en matière de bien-être animal et de nutrition notamment. Autre incertitude : le changement climatique, dont l’un des premiers responsables est l’élevage, rappelle Erik Mathijs, qui enseigne à l’Université catholique néerlandophone de Louvain. « Les négociations (visant à un accord pour lutter contre le changement climatique) porteront nécessairement sur la réduction de la production et de la consommation de viande« , a-t-il prédit.

Environ 500 scientifiques et professionnels de la viande étaient réunis dans la capitale auvergnate pour partager leurs connaissances en matière de prospectives et d’environnement, de production et de technologies, de nutrition et de santé. Le congrès, qui se tient chaque année dans un pays différent, n’avait pas été organisé en France depuis 23 ans. Sa prochaine édition aura lieu en 2016 à Bangkok (Thaïlande).

Source: Nouvel Obs

Difficile de sortir du lot dans la jungle du réseau social professionnel LinkedIn. Les cinq conseils de Camille Travers, consultante en recrutement web, pour se démarquer et éviter les grosses erreurs.

 

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Trente secondes suffisent aux recruteurs en ligne pour scanner votre profil sur LinkedIn. Est-il suffisamment soigné? Le réseau social professionnel réunit plus de 8 millions d’utilisateurs en France (300 millions dans le monde), et les chasseurs de tête y pullulent. Tout comme, peut-être, votre futur employeur. 

Camille Travers, consultante en recrutement sur le web et auteur de l’ouvrage « Du e-recrutement au recrutement 2.0 » (Editions Studyrama) livre 5 conseils pour que votre profil tape à l’oeil des recruteurs. 

1 Pas de selfie ni de photos de vacances

Le selfie à la cote. Pas sur LinkedIn. « Gardez-le pour Facebook ou des réseaux sociaux moins professionnels », conseille Camille Travers.

A bannir aussi : « les photos de vacances avec des lunettes de soleil et le bras de quelqu’un d’autre autour du cou.
Choisissez une photo qui vous ressemble mais qui reste professionnelle. Sourire ? Pourquoi pas. Mais à condition que ce soit dans vos habitudes. Inutile de se forcer”.

Si aucune photo ne vous convient, continuez à chercher ou prenez en une nouvelle. “Avoir une photo, c’est essentiel. Cela permet d’être mieux référencé et les autres utilisateurs vous identifieront plus facilement, surtout si vous les avez déjà rencontrés.”

2 Un intitulé créatif

« C’est la deuxième chose que voient les recruteurs. l’intitulé apparaît juste après la photo dans la barre de recherche. Il faut sortir de l’intitulé jargon d’entreprise et être plus original. Mieux vaut mettre en avant des projets, des compétences que l’intitulé d’un poste trop précis.

Par exemple : « peut booster vos ventes” plutôt que « commercial ». Autre astuce : privilégier les mots-clés universels, mieux référencés. Cela multiplie les chances que le profil soit consulté. »

3 Bichonner son résumé

« La plupart des candidats délaissent le résumé par flemme ou par peur de se fermer des portes. Pourtant, c’est la partie plus personnelle. Celle où le candidat peut parler de l’avenir, de ses projets, de ses envies professionnelles.

Inutile d’en faire des tartines, 5 lignes suffisent. Et surtout éviter d’en faire un mini CV, ramassé en une centaine de mots.

Cela ne correspond pas du tout aux codes de LinkedIn et cela peut être rédhibitoire pour un employeur à la recherche d’un salarié rompu aux nouvelles technologies et aux réseaux sociaux. »

4 Débroussailler ses expériences professionnelles

« Rien ne sert de faire un copier-coller du CV avec le déroulé des missions. Il vaut mieux en choisir quelques-unes et préciser les compétences maîtrisées grâce à ces expériences. Surtout, illustrez les par des exemples concrets comme des chiffres de ventes.

Pas la peine non plus d’écrire un roman pour chaque expérience professionnelle. Il ne s’agit pas d’être exhaustif mais de donner envie aux recruteurs d’en savoir plus.

D’ailleurs, plus les utilisateurs occupent une poste haut placé, plus les descriptions de leurs expériences sont courtes. »

5Renvoyer vers ses réalisations

« LinkedIn permet aussi de renvoyer vers d’autres pages.

Des blogs, des vidéos YouTube de ses réalisations ou des présentations PowerPoint… Tous ces éléments prouvent l’étendue des compétences de l’utilisateur, améliorent la visibilité du profil.

Si le candidat est choisi pour passer un entretien d’embauche, cela permet d’engager la conversation sur des réalisations concrètes. » 

A noter aussi : une fois tous ces changements effectués, la mission LinkedIn n’est pas encore accomplie. « Un profil visible, c’est un profil en activité. Il faut prendre le temps de mettre à jour votre page, de suivre et de commenter les publications, les changements de postes de vos contacts, voire de publier vous même des articles sur ce réseau. Cela demande du temps mais cela accroît considérablement votre visibilité », conclut Camille Travers.

Propos recueillis par Angèle Guicharnaud

 

 

Source: L’OBS

Le groupe Accor a rejoint la plainte pour abus de concurrence lancée par les syndicats hôteliers contre le leader des réservations en ligne, Booking.com. Son directeur général s’explique.

Reportage van Booking.com

Est-il l’ami ou ennemi des hôtels ? La question ne trouble pas le très affable et parfaitement francophone, Peter Verhoeven. Il est le directeur général de Booking.com, la société néerlandaise – filiale du géant américain Priceline- qui règne sur la réservation en ligne des chambres d’hôtels en Europe. Ami, sans aucun doute à ses yeux, mais ennemi si on écoute le groupe Accor, numéro un de l’hôtellerie en Europe (marques Ibis, Mercure, Novotel…) , qui vient de rejoindre cette semaine tous les syndicats d’hôteliers français, dans la plainte qu‘ils ont porté contre les pratiques de booking.com devant l’Autorité de la concurrence.

Comment Booking a imposé un prix unique

L’objet du débat, c’est d’abord la commission que prélève Booking sur toutes les réservations qui passent par ses services, mais ce sont surtout les conditions que la société impose à tous les hôtels qui utilisent ses services : ils ont l’interdiction de vendre moins cher leurs chambres d’hôtel sur leur propre site et à leurs propres clients que via les services de Booking qui exige donc un « prix unique » pour tous… Et encore, c’est un assouplissement récent, obtenu après un bras de fer avec les hôteliers  : auparavant le contrat de Booking.com interdisait aussi aux hôteliers de vendre moins à tout autre service en ligne, ce qui tuait toute possibilité de concurrence.

Désormais, un hôtel peut vendre ses chambres moins chers sur les sites du grand rival Expedia (comme hotel.com)…mais c’est une liberté en trompe l’œil car l’hôtelier devrait dans ce cas la vendre sur son propre site plus cher que les sites d’Expedia, et compte tenu des la commission versée à Expedia, il serait largement perdant. Autrement dit, pour le moment, c’est le prix Booking qui est le prix unique des chambres d’hôtel en France.

Une défense qui ne convainc pas

« Cette clause nous semble normale : nous faisons un gros travail de marketing, nous investissons beaucoup d’argent en promotion sur des sites comme Google pour attirer les clients, ce qui profite ensuite aux hôteliers. Admettons que nous fassions ce travail, puis que les internautes aillent réserver en direct, et pour moins cher sur le site de l‘hôtel. Ce ne serait pas normal : nous ne serions pas payés pour le travail effectué », explique Peter Verhoven, qui met un avant deux chiffres pour défendre les pratiques de booking.com. « Nous prélevons une commission moyenne de 16,1% sur le prix de la chambre en France : notre taux est de 15% dans les petites villes, et 17% dans les grandes villes. Pour un hôtelier, cela nous semble bien préférable à d’autres méthodes de réservation : si vous réservez la chambre par un tour opérateur ou par une agence de voyages, ces derniers vont garder 25 ou 30% du  prix de vente. Nous ne sommes donc pas une mauvaise affaire… D’ailleurs, en Espagne et au Portugal, deux marchés qui étaient entre les mains des grossistes traditionnels, les hôteliers nous disent merci : grâce à nous, ils font des économies ».

C’est aussi ce que nous expliquait encore en décembre dernier Sebastien Bazin, PDG d’Accor, qui bénéficie d’ailleurs d’un taux de commission plus bas que le moyenne sur Booking en raison de son immense poids en Europe. « Ces sites nous rendent aussi un service. A nous d’être meilleurs qu’eux et de convaincre les clients Accor de réserver sur nos sites, que chez eux ». Il vient pourtant de se joindre lui aussi à la plainte contre les méthodes Booking, faute d’arriver à faire venir suffisamment de clients sur ses propres sites, alors qu’il leur offre pourtant des avantages non négligeables s’ils font cet effort : des points de fidélité – ou des petits cadeaux de bienvenue.

Décision fin mars

Ce revirement s’explique : la fronde contre Booking est en train de se généraliser en Europe. Car son poids est immense : chaque jour, il vend 800.000 nuits d’hôtels, contre 500.000 chez son rival Expedia ou 100.000 pour Airbnb.  Cette force peut donc facilement tourner au monopole pur et simple. Les Britanniques ont été les premiers à porter plainte contre la méthode Booking. Et ils ont obtenu des avancées en contrepartie : Booking accepte désormais que les hôteliers fassent des tarifs plus bas à leurs bons clients, ceux qui détiennent une carte de fidélité. C’est le type de mesure qui ferait très plaisir aux dirigeants d’Accor pour consolider leur « club Accor« .

Peter Verhoven a pourtant encore l’espoir de convaincre les autorités de la concurrence française de ne pas être sévère avec lui. Il souligne ainsi qu’il est loin d’être en situation de monopole : « En France, nous ne détenons que 7 à 8% du marché des réservations d’hôtel », assure-t-il. « De plus, nous rendons un véritable service, et sans nous, les hôteliers devraient investir beaucoup en promotion ». Booking est en effet le premier client mondial sur Google, via l’achat des mots clés qui attirent le trafic des internautes (il ne donne pas le montant exact des sommes dépensées). Rien qu’en France, Booking emploie 650 personnes, pour ses relations avec les hôteliers. Sur son siège d’Amsterdam, ce sont 2.000 ingénieurs qui travaillent a améliorer le site, ou concevoir ses applications mobiles, comme la toute nouvelle « Now » qui permet de réserver en dernière minute une chambre  de façon instantanée, simplement en regardant les chambres libres dans le quartier ou on se promène. De quoi justifier les commissions prélevées. Mais de la à justifier l’interdiction de toute concurrence faite aux hôteliers… L’autorité de la concurrence tranchera d’ici fin mars.

Claude Soula

Source: Nouvel Obs

Com muito prazer, escrevo para a revista Public Life Style. Na edição de abril/2014, foi publicado um texto meu sobre o chocolate, um arte digna de Luis XIV!

 

 

Macarons-1

 

http://publiclifestyle.com.br/chocolate-uma-arte-digna-de-luis-xiv/

Eu ADORO falar da França, deu pra perceber?! Esse artigo sobre a região de Bordeaux foi publicado na revista Public Life Style em 10/2013. 

 

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