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Archive for the ‘Langue française’ Category

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Dépayser

depayser

 

Etre dépaysé : c’est changer de pays,  varier son mode de vie, ses habitudes. Tout le monde peut comprendre cette sensation d’être dérouté, déphasé, déraciné, désorienté voire déconcerté mais le verbe « dépayser » est riche de sens par rapport à ses synonymes et ses traductions.

 

Le dépaysement est le contraire de la routine, du familier.

 

C’est un résultat positif lorsque l’on part en vacances, que l’on atterrit dans un monde très différent. On se dit dépaysé devant une mer turquoise lorsque l’on est un citadin alors qu’un Hawaïen sera lui plus dépaysé en étant à Paris.

 

« On cherche à se dépayser en lisant, et les ouvriers sont aussi curieux des princes que les princes des ouvriers. »

Marcel Proust, Le Temps retrouvé, 1927.

Source: Tv5 Monde

Ce que nous appelons « intraduisibles », ce sont des mots, des expressions idiomatiques qui ne trouvent pas d’équivalent parfait dans d’autres langues. Propres au patrimoine, à des référents historiques, à une activité spécifique, ces particularités françaises reflètent une certaine représentation du monde. Retour sur ces trésors, ces bizarreries, ces empreintes inconscientes de notre façon de parler et donc de penser.

 

  1. Les retrouvailles

retrouvailles

L’idée de se retrouver après une séparation est un concept exprimable dans de nombreuses langues. Mais le mot même de retrouvailles synthétise différentes actions, émotions et réactions.

Les retrouvailles c’est lorsqu’on se retrouve, on se serre dans les bras, on s’embrasse, on exprime le plaisir de se retrouver lors de cet instant souvent émouvant.

 

Pour ne prendre qu’un exemple, voici un extrait du roman de Yasmina Khadra, « L’Attentat », adapté au cinéma et en bande dessinée:

 

« Mes yeux se gonflent de larmes, mais je ne les laisse pas gâcher cette hypothétique réconciliation avec moi-même, ces retrouvailles intimes que je suis le seul à fêter quelque part dans ma chair et dans mon esprit. »

 

Yasmina Khadra, L’Attentat, 2005.

 

Source: Tv5 monde

1. L’accord du participe passé précédant un infinitif

Faut-il accorder un participe passé suivi d’un infinitif ou non? Cela dépend. Il faut d’abord identifier le sujet du verbe à l’infinitif.  

Par exemple, dans la phrase « les arbres que j’ai vu planter », les arbres ne font pas l’action de planter. Le participe passé « vu » ne s’accorde donc pas.  

 
 En revanche, dans « les arbres, que j’ai vus se dessécher », les arbres sont le vrai sujet du verbe se dessécher. On accorde donc le participe passé qui précède l’infinitif. 

: Pour vérifier si le sujet fait bien l’action, il est possible d’ajouter « en train de » entre le participe passé et le verbe à l’infinitif: « Les arbres que j’ai vus en train de se dessécher. »  

2. Les adjectifs de couleur

On orthographie « sandales roses » mais on écrit « voitures rouge vif »: cherchez l’erreur! La couleur, en tant qu’adjectif, s’accorde en genre et en nombre avec le nom auquel il se rapporte. Ainsi, cinq couleurs s’accordent toujours: rose, mauve, pourpre, écarlate et fauve. Mais si la couleur est désignée par un nom, il est invariable. Il est possible d’avoir des montres marron ou mauves. 

Les adjectifs de couleur composés restent aussi invariables: « des carreaux bleus » mais des « carreaux bleu ciel », des « poussins jaunes », mais « des rideaux jaune poussin ». De même, deux adjectifs utilisés pour désigner une seule couleur ne s’accordent pas: « des cheveux marron foncé ». 

: Pour savoir quand mettre un trait d’union ou non entre deux adjectifs de couleur, il suffit de regarder s’il s’agit de deux adjectifs de couleur ou deux mots qui se rapportent à une couleur: « des yeux bleu clair ». « Clair » n’est pas une couleur, il n’y a donc pas de trait d’union. Ce qui n’est pas le cas de « des yeux bleu-vert ». 

3. « a » ou « à » ?

Erreur courante, mais qui paie cher. Avec un accent, « à » est une préposition. Sans, il est le verbe avoir à la troisième personne du singulier: « il va à la montage », « il a besoin de lunettes ». 

: Pour savoir si « a » est un verbe , il suffit de transposer la phrase à l’imparfait: « Il a tort » devient ainsi « il avait tort » et s’écrit sans accent. 

4. La concordance des temps après « si »

« Si j’aurais su, j’aurais pas venu. » Cette réplique du Petit Gibus de La Guerre des boutons n’est définitivement pas française mais peut semer le doute chez certains. Que choisir alors entre « S’il pleut, je prendrai mon parapluie » ou « prendrais mon parapluie? » La règle est stricte sur ce point: lorsque le « si » est suivi du présent, le verbe de la proposition principale est au futur. A l’inverse, si le verbe suivant « si » est à l’imparfait, le temps à employer ensuite est le conditionnel: « Si j’avais su, je ne serais pas venu. » 

5. « Ce » ou « Se »?

Choisir entre le pronom démonstratif, « ce », et le pronom possessif « se » peut parfois s’avérer difficile. Pour bien faire la distinction, il suffit de retenir que « se » est un pronom personnel et se place avant le verbe auquel il se rapporte: 

« L’assemblée s’est terminée hier » et non « l’assemblée c’est terminée hier ». Le sujet du verbe est « assemblée » et « se » se rapporte au sujet.  

En revanche, dans « l’assemblée, c’est terminé », « ce » est le sujet direct du verbe. Si l’on peut remplacer « se » par « celui-là », alors il s’agira du pronom démonstratif et l’on devra écrire « ce »: « cette assemblée-là ». Ces règles s’appliquent aussi pour différencier « sa » de « ça » (pour « cela »). 

: Pour s’assurer que l’on doit écrire « se », on peut changer de personne et le remplacer par « me », « te », « nous » ou « vous »: « On se téléphone demain » devient alors « nous nous téléphonons demain ». 

6. Les mots en -ueil ou en -euil

En règle générale, le son « euil » s’écrit « e-u-i-l ». C’est le cas pour certains noms de gibier: bouvreuil, chevreuil, écureuil, et autres mots: deuil, fauteuil, seuil, treuil, cerfeuil.  

Mais il peut aussi se transcrire « u-e-i-l » lorsqu’il est précédé d’un « c » ou d’un « g » tel que « accueil ». Autre exception, le mot « oeil » qui a une orthographe encore différente. 

: Pour s’assurer du bon ordre des lettres après le son « c » ou « g », on peut utiliser une expression mnémotechnique dont on retiendra les premières lettres: « Un Enfant Intelligent ». 

7. Après que + indicatif ou subjonctif?

Quel temps mettre « après que »? Si l’indicatif exprime la certitude, le subjonctif est le mode de ce qui est envisagé. Il paraît donc naturel de conjuguer le verbe suivant « après que » à l’indicatif puisque l’action comprise dans ce verbe s’est déjà déroulée: « Après qu’il a fumé, l’appartement empestait la cigarette. »  

A l’inverse, « avant que » et « jusqu’à ce que » exigent d’être suivis du subjonctif puisque les faits sont considérés comme encore incertains: « Avant que tu ne fasses la vaisselle, tu devrais boire ton café. » 

« Bien que » remet en doute l’action sous entendue dans le verbe, il est donc suivi du subjonctif: « Bien que je me sois couché tôt, je suis fatigué. »  

: on peut remplacer « bien que » par « lorsque »: « Après qu’il a parcourula moitié de la ville, il est entré dans le bar » devient « Lorsqu’il a parcouru la moitié de la ville. » Dès lors, impossible d’être tenté de placer un subjonctif.

8. « Y a-t-il » ou « y a t’il »?

Trait d’union ou apostrophe? On utilise le trait d’union lorsque, pour faciliter la prononciation entre deux voyelles, on rajoute un « t » entre le sujet et le verbe. Cette « béquille » n’a cependant aucune fonction dans la phrase et s’appuie sur deux traits d’union: « Y a-t-il un pilote dans l’avion? » évite ainsi « y a il », imprononçable. 

L’apostrophe intervient lorsque le « t » renvoie au pronom personnel « toi », élidé en raison de son emplacement à côté d’une voyelle. C’est le cas pour les expressions suivant un verbe à l’impératif comme « va-t’en! » que l’on peut détailler en « Va toi en ». Dans « Y a-t-il », « toi » n’est pas sous-entendu: il s’écrit donc toujours sans apostrophe. 

 En cas de doute, il est possible de vérifier que le « t » est une béquille et est entouré de traits d’unions en remettant la phrase à l’endroit: « Il y a du soleil » donne ainsi « Y a-t-il du soleil? »

9. Le « ne » de négation

La négation s’exprime au moyen de deux éléments, dont le premier est la particule « ne » et le deuxième « pas » ou « rien ». Devant une voyelle ou un h muet, le « e » du « ne » est élidé. Le « ne » est alors remplacé par « n' »: « Je n’aurais pas dû boire autant. » La difficulté survient lorsque les mots précédant la particule « n' » se terminent par le même son. S’il ne s’entend pas toujours à l’oreille, il est pourtant obligatoire de le mettre: « On n’y voit rien » et non « On y voit rien ». De même, « Personne n’est venu réclamer ce bracelet. »  

10. L’accord des nombres

Les chiffres ont tous leurs exceptions, et compliquent la tâche lorsqu’ils doivent apparaître en toutes lettres. Les nombres sont généralement invariables. Mais le zéro employé comme un nom s’accorde: « Quatre zéros après la virgule. » Le chiffre « un » s’accorde en genre, mais ne prend jamais la marque du pluriel: « Ce sont les numéros un de l’entreprise. » En revanche, dans l’expression « les unsles autres », « un » s’accorde puisqu’il ne s’agit plus du nombre cardinal, mais d’un pronom indéfini. 

Vingt prend un « s » uniquement s’il est multiplié et s’il n’est pas suivi d’un autre nombre. Ainsi on écrit « quatre-vingts » et « quatre-vingt-dix ». Cent s’accorde seulement s’il n’est pas suivi d’un autre chiffre: « mille deux cents », à différencier de « mille deux cent cinq ». Mille est toujours invariable que ce soit pour « les mille et une nuits » ou « trois mille euros ».

Source: L’express

 

Parfois pire qu’une rencontre de supporters PSG/OM, il y a le fracas que font les gladiateurs de la langue française : ceux prêts à s’empoigner pour un mot dit de travers, pour des croyances irréconciliables.  

Des fois VS parfois, amener VS apporter : qui a raison, qui a tort ? Place au combat !

Amener VS apporter

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« Je t’amène quoi ce soir ? » rencontre souvent un sourire carnassier chez son interlocuteur, qui lui rétorquera, souvent agressivement « Tu peux APPORTER du vin, si cela te chante »

Le duel : « Apporter » remporte la bataille. On apporte quelque chose tandis qu’on amène (ou emmène ça marche aussi) un être doué de vie : vous pouvez amener votre chien par exemple, mais pas votre voiture.

Gratter VS démanger

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« Ça me gratte » ou « ça me démange » ? Les puristes vous diront que techniquement, ça vous démange donc vous vous grattez. Mais 97% de la population française emploie le verbe gratter à la place de démanger.

Le duel : le petit opuscule de la démangeaison remporte la manche, même s’il doit souvent se sentir bien seul. Triste monde qui gratte . . .

Après qu’il a VS après qu’il ait

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« Après qu’il a bu dans mon verre » vous fait bondir ? Mais enfin, vous n’avez jamais entendu parler du subjonctif ?

Le duel : si « avant que » appelle le subjonctif, il n’en est pas de même pour « après que », qui appelle l’indicatif. C’est donc « après qu’il a bu dans mon verre » la forme grammaticalement correcte. Mais ne vous évanouissez pas, le subjonctif est très utilisé aujourd’hui, plus doux à l’oreille : après la réforme de l’orthographe, bientôt celle de la grammaire ?

Par contre VS en revanche

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Le sang et l’encre n’ont jamais cessé de couler depuis trois siècles pour ce malheureux « par contre » : qui mettra fin au débat ? L’expression mettait Voltaire dans une rage folle, « un langage de marchand » disait-il, si bien que son ami Littré (celui du dictionnaire) l’a condamnée lui aussi.

Le duel : deux teams et plusieurs siècles d’engueulades verbales. Stendhal, Proust, Gide Saint-Exupéry pour la vie sauve, Voltaire et Littré pour la mise à mort. Le débat n’est toujours pas clos, « cependant » il est recommandé de préférer « en revanche », « mais » ou bien sûr « cependant » chaque fois que c’est possible. On est bien avancés. Donc on va dire que chacun peut choisir son camp en son âme et conscience.

Parfois VS des fois

Aie aie aie, on imagine déjà le sang vous monter aux tempes ! L’humanité se divise en deux aujourd’hui : les farouches défenseurs du parfois qui sont prêts à se faire seppuku direct en entendant « des fois, il m’énerve ». Les autres, qui doivent s’en foutre un peu, et qui ne comprennent pas qu’on puisse se mettre dans des états pareils.

Le duel : on a demandé à nos experts aka L’Académie Française, et ils ont tranché. On ne peut pas dire « des fois », mais quelquefois, ou parfois.

Source: petitsfrenchies

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