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Le luxe à la française

Posted on: 04/07/2011

Huit établissements français, quatre à Paris et quatre en province, ont reçu le nouveau label « palace ». Ces hôtels d’exception qui allient luxe et tradition, sont le symbole en France mais surtout à l’étranger de l’excellence tricolore.

Ils sont quatre à Paris – Bristol, le Meurice, le Park Hyatt Vendôme et le Plaza-Athénée – et quatre en province – les Airelles et Cheval Blanc, à Courchevel, l’Hôtel du Palais à Biarritz, et le Grand-hôtel du Cap-Ferrat, à Saint-Jean-Cap-Ferrat – à avoir reçu le titre tant convoité. Ces huit établissements hôteliers, combles du chic et du luxe, ont reçu jeudi le label « palace ». La première plaque a été apposée sur le Bristol en présence du secrétaire d’Etat au tourisme, Frédéric Lefebvre.

Crédit photo : Palace du Palais (Biarritz)

Un label exigeant 
« Ces hôtels doivent aussi faire rêver. Le mot « palace » a une place à part dans l’imaginaire de chacun, il est en lui-même une invitation au voyage », a expliqué le secrétaire d’Etat, qui avait initié une nouvelle classification des hôtels en novembre dernier. Ce nouveau label s’inscrit donc au même titre que la création de la cinquième étoile dans le désir d’une reconnaissance internationale de l’excellence hôtelière à la française. Quatorze établissements au total avaient déposé un dossier auprès d’Atout France, organisation de promotion touristique chargée d’instruire la première phase d’éligibilité. Un jury, présidé par l’académicien Dominique Fernandez et composé de l’animatrice de télévision Carole Rousseau, l’écrivain Gonzague Saint-Bris et l’architecte Jean-Michel Wilmotte, a minutieusement épluché les dossiers et visité les lieux. Les critères retenus pour distinguer les palaces des hôtels cinq étoiles ? L’environnement de l’établissement, la qualité des services proposés mais aussi l’intérêt patrimonial du lieu. « Un palace n’est pas un espace enfermé entre quatre murs. C’est une sorte de roman, de lieu mythique », résume l’académicien. 

Crédit photo : Palace Meurice (Paris)

Un peu de rêve
Les nouveaux palaces n’ont pas fini de nous faire rêver. Outre des suites somptueuses et des appartements privés de plus de 500 m2, comme au Palace Les Airelles à Courchevel, les palaces attirent les clients les plus fortunés grâce à leur charme savamment désuet. Le Palace Bristol, inauguré en 1758, a ainsi gagné sa réputation en devenant un haut lieu de rassemblement des ambassadeurs et diplomates mondiaux après la deuxième guerre mondiale. Le Palace du Palais de Biarritz fut à l’origine la résidence de l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III, avant de devenir un hôtel en 1854. Le Palace du Cap-Ferrat accueille, quant à lui, le gratin européen depuis 1908. Le Palace du Cheval Blanc à Courchevel se démarque des autres établissements désignés par son atmosphère beaucoup plus contemporaine. Les plaisirs de la bouche sont aussi à l’honneur : le restaurant du Palace Plaza-Athénée, par exemple, a pour chef Alain Ducasse et a obtenu trois étoiles au Michelin. Les prix des chambres fait vite revenir à la réalité. Le Park Hyatt Paris-Vendômeaffiche des tarifs oscillants entre 500 et 3.500 euros. La moyenne des prix pour une nuit dans l’un de ses huit établissements d’exception s’établit à 900 euros. Ils affichent pourtant 90% d’occupation, la plupart grâce à une clientèle fidèle.   

Crédit photo : Palace Les Airelles (Courchevel)

Pourquoi pas nous ? 
Si la légitimité des huit palaces français n’est pas remise en cause, trois hôtels cinq étoiles prestigieux, ayant postulé au label, sont les grands absents de cette première labellisation « palace » : le Ritz et le George V à Paris et le Negresco à Nice. « Je ne voudrais pas que l’on pense que nous sommes mauvais perdants ou que nous souhaitons créer des polémiques. Je ne sais pas si l’on peut tenter un recours. Nous avons besoin de réfléchir. Sans doute faut-il réagir avec humour à cette décision qui étonne tout le monde. Dans le classement des vins de Bordeaux de 1855, Yquem et Petrus ont aussi été oubliés et ce sont pourtant les plus prestigieux », a réagi Christopher Norton, directeur de l’hôtel George V à Paris, visiblement surpris de cet oubli. La direction de l’hôtel pourra cependant se consoler en apprenant qu’elle pourra postuler de nouveau pour la session de novembre. Les candidatures sont à présenter avant le 30 juin. 

Source: Le petit journal

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1 Response to "Le luxe à la française"

D’ailleurs, en matière de membre de l’Académie, ll semblerait que le célèbre libraire Gégé Collard, qui a fondé la librairie Griffe Noire, envisage de se présenter pour être à l’Académie .. Je suis convaincu que ça donnerait un second élan à l’Académie, foi de Saint Maurien. Vous ne trouvez pas

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