C'est super!

Le Canard enchaîné

Posted on: 10/01/2010

Le Canard enchaîné é um jornal semanal satírico francês, com tiragem de 446.000 exemplares. Fundado em 1915 por Maurice e Jeanne Maréchal, é um dos mais antigos periódicos da França. Apesar de satírico, pratica seriamente o jornalismo investigativo nas áreas de política, economia e negócios.


Le Canard enchaîné, em português, significa literalmente « o pato acorrentado », sendo que a palavra Canard (« pato »), na linguagem familiar francesa, significava inicialmente (c. 1840), « notícia falsa », « panfleto », « pasquim » ou jornal ruim.


O nome Le Canard enchaîné é uma referência ao jornal L’Homme libre (« O Homem livre »), editado por Georges Clemenceau que criticava abertamente o governo da época e foi censurado, mudando então seu nome para L’Homme enchaîné (« O Homem acorrentado »). Como paródia, Maurice e Jeanne Maréchal decidiram batizar seu jornal de Le Canard enchaîné.

Le sous-titre est Journal satirique paraissant le mercredi. Son slogan est : « La liberté de la presse ne s’use que quand on ne s’en sert pas ». Ceci résume assez bien la ligne éditoriale de cet hebdomadaire : le Canard parle de tous les scandales publics (politiques, économiques, judiciaires, etc.) en France mais aussi dans les autres pays. Sa devise inventée par H.-P. Gassier en 1915 est : « Tu auras mes plumes, tu n’auras pas ma peau ».

Le canard dessiné qui orne la couverture et la manchette du journal chaque semaine est l’œuvre de Henri Guilac.

La stabilité du cadre rédactionnel du journal est d’ailleurs l’une de ses marques de fabrique.

L’hebdomadaire applique la charte de Munich.


Né à gauche…

Antimilitariste, on y voit communément une nette sensibilité de gauche. Certains voient en lui, dès ses origines, une gauche anarchiste, voire une droite anarchisante. Il refusera aussi le titre de journal communiste sans renoncer pour autant ni à son indépendance ni à son esprit critique. Il professe un anticléricalisme de bon aloi. Il applaudit quand la gauche arrive au pouvoir (Cartel des gauches en 1924, Front populaire en 1936, Pierre Mendès France, François Mitterrand en 1981) mais avec méfiance et circonspection. Les partis de gauche se sont toujours méfiés de lui. Maurice Thorez, dans un comité central du PCF, fustige « l’esprit blagueur du Canard qui conduit à douter de tout » ; Guy Mollet à la SFIO le poursuit lui aussi de sa vindicte.

Ni plus à gauche, ni plus à droite

Depuis toujours, Le Canard enchaîné est clairement indépendant. Même s’il garde une sensibilité de gauche, il n’hésite pas à dénoncer toutes les dérives des politiques quels que soient leurs bords politiques. Farouchement attaché à son indépendance éditoriale, le journal refuse les annonceurs. Il reste l’un des derniers journaux d’investigation en France. Ne se référant pas à l’AFP, comme la plupart des quotidiens, Le Canard est connu pour renifler les scoops, et faire éclater les scandales. À ce titre, il est craint et lu par l’ensemble de l’échiquier politique, et n’éprouve pas plus de compassion envers une défaite d’un parti de gauche ou droite, qui plus est si c’est un extrême. Comme le dira André Escaro, dessinateur du Canard enchaîné, « la tendance actuelle du Canard, c’est l’objectivité. Ni gauche, ni droite ».


Indépendance

Sans recette publicitaire, Le Canard ne vit que de ses ventes et affiche pourtant une belle santé financière. Il refuse d’accueillir dans ses pages la moindre publicité, ce qui en fait un cas rare dans la presse papier française professionnelle.

Ses statuts (SA Les Éditions Marechal) le préservent de toute prise en main extérieure (ceci depuis une tentative de prise en main du journal par le groupe Hachette, en 1953) puisque seuls sont actionnaires ceux qui y travaillent, ainsi que les fondateurs (les 1 000 titres du journal sont incessibles et sans valeur).

Sa « bonne santé financière » lui a permis de passer à la photocomposition en 1982, puis en publication assistée par ordinateur en 1996. Chaque année les bénéfices sont mis « en réserve » pour assurer l’indépendance financière (ces réserves sont trois fois plus importantes que le chiffre d’affaires annuel).

Ses salariés sont parmi les mieux payés de toute la presse française. En contrepartie, les rédacteurs ne peuvent ni jouer en bourse, ni faire des piges ailleurs, ni accepter de cadeau (notamment des décorations officielles). Les comptes financiers du journal sont publiés chaque année dans le dernier numéro d’août.

L’hebdomadaire est imprimé le mardi en début d’après-midi.


Bon enfant

Il est souvent sévère, parfois cruel, y compris avec ses amis, il n’est cependant pas vindicatif. Ainsi, le capitaine Nusillard, chef de la censure de 1916 à 1918, est devenu par la suite un des plus fidèles abonnés du journal, jusqu’à sa mort à 95 ans, en 1955.

Jean Egen dans Messieurs du Canard, puis Vincent Nouzille, dans un article du Nouvel Économiste en 1993, distinguera « deux clans de journalistes historiquement opposés, les Dionysiaques ou buveurs de vin (tradition du juliénas), rois de la satire, et les Apolliniens ou les buveurs d’eau, preux chevaliers de l’information ». Yvan Audouard dira les choses plus simplement pour employer le vocabulaire de la profession en séparant « chroniqueurs » et journalistes d’informations.


Les manchettes

Le Canard enchaîné titre – logiquement – sur un fait d’actualité (national ou international) et ses manchettes comportent toujours un jeu de mot. Exemples :

• Lors des élections présidentielles de 1965, le général de Gaulle, convaincu d’être réélu dès le premier tour, ne fait pratiquement pas campagne. Or, le 5 décembre, le premier tour le met en ballotage face à François Mitterrand et un second tour va être nécessaire pour départager les deux hommes. Le Canard titre alors : « De l’appel du 18 juin… à la pelle du 5 décembre ».

• 3 juin 1998 : « Grève des pilotes et inquiétudes sur le Mondial – La France un peu faible sur ses ailes ». Ici, le jeu de mot permet au Canard de lier deux événements : d’une part, la grève des pilotes d’Air France ; d’autre part, la Coupe du monde de football de 1998 (on est une semaine avant son coup d’envoi) et surtout les sévères critiques dont fait à ce moment l’objet Aimé Jacquet, le sélectionneur de l’équipe française.

• Lors des grèves du secteur public, face aux revendiquations salariales et aux refus de la première ministre Édith Cresson d’augmenter les salaires, le journal titra: «Cresson: pas un radis!».


Source : Wikipedia

Site officiel : http://www.lecanardenchaine.fr/

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

wordpress hit counter
Follow C'est super! on WordPress.com
Follow C'est super! on WordPress.com
Publicités
%d blogueurs aiment cette page :