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Pourquoi le football a besoin de l’arbitrage vidéo

Posted on: 24/11/2009

Article publié dans Le Figaro en ligne:

La main d’Henry relance le fameux débat sur l’arbitrage vidéo.

S’il estime que rejouer le match est impossible, le sélectionneur italien de l’Irlande Giovanni Trapattoni a en revanche appelé de vive voix les instances du football à recourir à la vidéo. «Un arrêt de 30 secondes, ce serait mieux pour clarifier ces situations», a dit l’Italien. Le débat sur l’arbitrage vidéo refait donc surface. L’assistance numérique, un vieux serpent de mer.

Pour l’ancien ministre des Sports Jean-François Lamour, «si la Fifa n’a pas compris qu’il fallait de la vidéo autour des cages du gardien, alors elle est en train de se diriger dans une impasse. La vidéo marche très bien en rugby, il faut suivre cet exemple pour éviter ce genre de ratage et finalement, au bout du compte, de dévalorisation du rôle de l’arbitre.»

L’ancien président marseillais Pape Diouf précise : «Il y a trop d’enjeux pour se priver de la vidéo. Là où naguère il y avait deux caméras autour du terrain, il y en a 200 aujourd’hui. Les arbitres doivent ressentir cette énorme pression.»

Les Irlandais en appellent à la FIFA pour rejouer le match contre la France. Crédits photo : AFP

Favoriser le fair-play

Cet apport technologique semble incontournable aujourd’hui pour le sport le plus populaire et le plus riche de la planète. Dans le rugby, la technologie gagne du terrain sur l’homme depuis 2000 pour tous les matchs internationaux. Au plus haut niveau, un arbitre peut faire appel à un arbitrage vidéo lorsqu’il a un doute sur une action de jeu qui a conduit potentiellement à un essai. D’autres disciplines comme le tennis ont adopté la vidéo, les images de synthèse ou l’électronique pour améliorer les décisions arbitrales.

Le football, lui, n’évolue pas. Pourquoi ? Tout simplement en raison de l’obscurantisme des instances du ballon rond, le Board, la Fifa et l’UEFA qui ne veulent se fier qu’au seul jugement humain. En mars 2008, le Board, institution gardienne des lois du jeu, a suspendu «la question de la technologie pour la ligne de but jusqu’à nouvel ordre».

Le toujours bouillant porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre s’en est pris jeudi à Michel Platini : «Les Français n’ont pas à être mal à l’aise après le match d’hier. Il y en a un qui doit être mal à l’aise c’est Michel Platini, qui a toujours refusé la vidéo.»

Le projet français d’expérimentation de la vidéo initiée par Frédéric Thiriez avait été d’ailleurs rejeté par le Board en mars 2006. De son côté le président de l’UEFA, Michel Platini campe sur ses positions : non à la vidéo mais oui à l’arbitrage à cinq déjà expérimenté en Europa League. L’ancien numéro 10 des Bleus et les partisans du facteur humain ne veulent pas dénaturer ce sport : «Le football a été codifié en 1863 dans un pub anglais. Les règles n’ont pas changé depuis. C’est un sport humain arbitré par des hommes. Tant qu’il restera un sport humain, il ne sera pas en danger», glisse Guy Roux, clairement hostile à la technologie… C’est pourtant une évidence. La vidéo permettrait de réduire les injustices et de favoriser le fair-play. Et ce n’est pas parce que la vie est injuste que le football doit le rester.

Romain Schneider
19/11/2009

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