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Henri Matisse

Posted on: 16/11/2009

Henri Matisse, (Henri Emile Benoit Matisse) né le 31 décembre 1869 au Cateau-Cambrésis et mort le 3 novembre1954 à Nice, est un peintre, dessinateur et sculpteur français.

 

Stanza_rossa

Il commence sa vie professionnelle comme clerc de Maître du Conseil. À vingt ans, à la suite d’une crise d’appendicite, il est contraint de rester alité pendant de longues semaines. Pour occuper ses journées, sa mère lui offre une boîte de peinture. Il découvre alors le plaisir de peindre.

Dès son rétablissement, tout en réintégrant l’étude, il s’inscrit au cours de dessin de l’école Quentin de La Tour destinée aux dessinateurs en textile de l’industrie locale.


En 1890, Henri abandonne définitivement les études de droit pour se consacrer à la peinture et l’année suivante, il s’installe à Paris. Après avoir été admis à l’école nationale supérieure des beaux-arts, il fréquente l’atelier de Gustave Moreau en 1895. Il y rencontre Georges Rouault, Albert Marquet et visite les expositions de Jean-Baptiste Camille Corot et celles de Paul Cézanne.

Matisse-Luxe

Luxe, Calme et Volupté, 1904

En 1896, Matisse expose pour la première fois au « Salon des Cent » et au Salon de la Société Nationale des Beaux-ArtsPierre Puvis de Chavannes. Cette fonction lui permet notamment d’exposer sans passer par un jury. Il passe l’été à Belle-Île-en-Mer et rencontre l’australien John Peter Russell qui l’introduit auprès de Auguste Rodin et Camille Pissarro. Il commence à s’intéresser à la peinture impressionniste qu’il découvre en 1897 au musée du Luxembourg.

En 1894 naît sa fille Marguerite (d’un de ses modèles nommé Caroline Joblau). En 1898, il épouse Amélie Noellie Parayre (née en 1872) avec qui il aura deux enfants : Jean en 1899 et Pierre en 1900. Il passe une semaine à Londres où, sur les conseils de Pissarro, il découvre la peinture de Joseph Mallord William Turner. En séjour à Ajaccio puis à Toulouse il expérimente la méthode de Turner. À partir de 1900, Matisse travaille à l’Académie de la Grande Chaumière sous la direction d’Antoine Bourdelle et fréquente également l’atelier d’Eugène Carrière. Il y fait la connaissance d’André Derain et de Jean Puy. Derain qui lui présente Maurice de Vlaminck. Il expose au Salon des Indépendants (1901) et participe à la première édition du Salon d’automne (1903). Il expose en 1904 chez Ambroise Vollard.

Au début de 1905, il présente une importante exposition particulière chez Bernheim-Jeune et participe au Salon des Indépendants. Au Salon d’automne de 1905, l’accrochage des œuvres de Matisse, Albert Marquet, Vlaminck, Derain et Kees Van Dongen provoque un scandale par leurs couleurs pures et violentes posées en aplat. À la vue de ces tableaux regroupés dans une même salle, le critique Louis Vauxcelles compare l’endroit à une « cage aux fauves ». L’appellation de « fauve » est aussitôt adoptée et revendiquée par les peintres eux-mêmes. Cette période marque également la reconnaissance de son travail, lui permettant enfin une relative aisance matérielle. Matisse devient le chef de file du fauvisme. La même année il rencontre Edmond-Marie Poullain.

La_Dance

La Danse

Il entreprend de nombreux voyages qui seront autant de sources d’inspiration : Algérie, Italie, Allemagne, Maroc, Russie, États-Unis et Tahiti.

En 1908, Matisse ouvre une académie libre (au couvent des Oiseaux, puis à l’hôtel de Biron) où se pressent les étudiants étrangers. L’académie ferme en 1911.

Entre 1908 et 1912, ses œuvres sont exposées à Moscou, Berlin, Munich et Londres. En 1913, Matisse est exposé à l’Armory Show de New York à côté d’œuvres de Marcel Duchamp et Francis Picabia, comme autant de représentants de l’art le plus moderne qui soit.

Dès le déclenchement de la Première Guerre mondiale, il quitte Collioure qu’il fréquentait régulièrement depuis 1905. Après avoir passé une partie de l’hiver 1916-1917 à Nice, Matisse décide de rester plus longuement sur la Côte d’Azur, qu’il considère comme un paradis, dont il recherche la transcription dans ses toiles. En 1919, il reçoit la commande d’Igor Stravinski et Serge Diaghilev pour dessiner les costumes et les décors du ballet « Le Chant du rossignol » présenté à Londres.

En 1925, Matisse est nommé chevalier de la Légion d’honneur. À New York, on organise en une rétrospective (1927). Après un séjour aux États-Unis, il revient à Paris pour la mise en place de La Danse à Merion, pour la Fondation BarnesJames Joyce « Ulysse » et aux décors et aux costumes de Rouge et noir en 1933. Il travaille à l’illustration du roman de pour les Ballets russes de Monte-Carlo (1934-1938).

En 1941, atteint d’un cancer, il est hospitalisé à la clinique du Parc de Lyon. Ses médecins lui donnent six mois à vivre. S’il ne peut plus voyager, il utilise alors les étoffes ramenées de ses voyages pour habiller ses modèles originaires du monde entier. Son infirmière, Monique Bourgeois accepte d’être son modèle. Matisse utilise la technique des gouaches découpées et commence la série Jazz.

Il s’installe à Vence et renoue avec le dessinateur et écrivain André Rouveyre, connu à l’atelier de Gustave Moreau, une amitié épistolaire assidue.

En 1944, Marguerite, ainsi que sa mère, sont arrêtées par la Gestapo, pour fait de résistance. Marguerite reste six mois, en prison, tandis que sa mère parvient à s’enfuir du train qui l’emmène dans un camp. Elle se réfugie dans la forêt vosgienne.

En 1945, une grande rétrospective est organisée au Salon d’Automne. Il réalise les cartons de tapisserie Polynésie, le Ciel et Polynésie, la Mer (1946) et commence à travailler à partir de 1949 au décor de la chapelle du Rosaire de Vence. En 1952 a lieu l’inauguration du musée Matisse du Cateau-Cambrésis, sa ville natale.

Il réalise la gouache découpée La Tristesse du roi, tableau « plus proche même de la peinture classique que Matisse ne l’a jamais été…, son dernier autoportrait…, le portrait d’un vieillard».

La tristesse du roi

Henri Matisse est enterré au cimetière de Cimiez.

Son fils, Pierre Matisse fut un important et influent marchand d’art installé au Fuller Building de New York.

Connu et reconnu de son vivant, la cote de Matisse n’a cessé depuis de monter ainsi que le montre en 2009 la valeur historique de 32 millions d’euros atteinte par Les coucous, tapis bleu et rose, oeuvre mise en vente dans le cadre de la vente Bergé/Saint Laurent à Paris.

http://www.musee-matisse-nice.org/


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1 Response to "Henri Matisse"

super ! J’ai trouvé votre blog en alimentant le mien avec une série de jeux de mots consacrée aux peintres que voici :
http://moscou67.wordpress.com/2010/05/22/pique-assaut/
J’ai donc choisi la tristesse du roi et fait un lien sur votre blog à partir de l’image ! Et je vois que les thèmes de votre blog rejoignent totalement mes centres d’intérêt. Je m’inscris ! Merci.

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